Rugby (Heineken Cup) : un réveil trop tardif

©2006 20 minutes

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Dans le brouhaha du Millenium Stadium de Cardiff, entièrement repeint aux couleurs du Munster, Thomas Lièvremont, au bord des larmes, ne parvient pas à cacher ses émotions. Le capitaine du Biarritz Olympique regrettera peut-être longtemps la défaite de son équipe en finale de la Coupe d'Europe, samedi, face à la province irlandaise (23-19). Après des débuts tonitruants (essai de Sereli Bobo à la 2e minute), son équipe a connu un long passage à vide.

« Nous perdons le match à cause d'erreurs défensives qui ont permis aux Irlandais d'inscrire leurs essais tôt dans la partie, témoignait Lièvremont en référence notamment à l'essai du demi de mêlée adverse Peter Stringer à la suite d'un mauvais placement de Bobo (32e minute). On sentait que plus le match avançait, plus le Munster était fatigué. Mais il était trop tard... » « La première période était dure à vivre, alors qu'on s'était justement dit avant le match qu'il ne fallait pas tomber dans la fébrilité », regrettait Patrice Lagisquet, qui va désormais s'attacher à remotiver ses hommes pour conserver le Bouclier de Brennus conquis l'an passé.

Finaliste malheureux en 2000 et 2002, le Munster pouvait parader sur fond de chants irlandais. « Sans aucun doute, ce sont les joueurs qui ont gagné la Coupe. Mais cette victoire est également celle de leurs parents, de leurs oncles, de leurs voisins et de tous ceux qui suivent le Munster », concluait l'entraîneur Declan Kidney dans l'euphorie ambiante.

Sébastien Bordas