PSG: Carlo Ancelotti espère «rester huit ans à Paris»

FOOTBALL L'entraîneur parisien se livre sur son équipe, le mercato, la Ligue1...

R.S.

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Carlo Ancelotti, l'entraîneur du PSG, le 15 janvier 2012, au Parc des princes, lors d'un match contre Toulouse.
Carlo Ancelotti, l'entraîneur du PSG, le 15 janvier 2012, au Parc des princes, lors d'un match contre Toulouse. — PATRICK KOVARIK / AFP

En un mois à Paris, le technicien italien a eu le temps de se faire une idée sur son nouvel environnement. Dans un entretien à l’AFP et à L’Equipe, Carlo Ancelotti se livre sur ses premières semaines à la tête du PSG, où il espère déjà s’installer sur la durée. «J’ai un contrat de deux ans et demi. Je suis venu dans ce club parce qu’il est ambitieux, pas pour l’argent. J’ai passé huit ans sur le banc de Milan (2001-2009). Je pensais rester huit ans à Chelsea (2009-2011) et j’espère rester huit ans ici. Mais la présence d’un entraîneur dépend de beaucoup d’aléas…» glisse-t-il après les arrivées de Maxwell, Alex et Thiago Motta au mercato.

Après cette première salve de recrues, l’entraîneur italien assure que la santé financière du club ne l’autorisera pas à toutes les folies. «On ne va pas investir n'importe comment», avance celui qui se réjouit de ne «pas avoir gâché l'argent» du club après l'échec des discussions cet hiver avec Tevez et avant de chercher cet été un grand buteur. Le coach italien souhaite aussi «que le PSG garde un noyau de joueurs français». Au rayon des bonnes surprises, il cite Bisevac ou Jallet ou Bodmer. Mais oublie Matuidi et Chantôme, les grands perdants de ce début d’année.

«Ibrahimovic, le type de joueurs que l'on cherche»

Au sujet de la Ligue 1, l’ancien de Parme et du Milan AC ne se dit pas du tout surpris. Le championnat français correspond exactement à l’idée qu’il s’en faisait. «Il rejoint l’Italie dans le sens où les équipes sont tactiques, ont d'abord une grande organisation défensive, jouent en contre-attaque. Marseille, Lille ou Lyon, les équipes les plus importantes contre lesquelles on n'a pas encore joué, ont peut-être un système de jeu différent. A la différence de l'Angleterre, on ne peut pas gagner 4-0 ici.»

Bien parti pour jouer le titre jusqu’au bout, Ancelotti craint avant tout Marseille dans cette lutte, même si l’OM pointe à neuf longueurs de son équipe. Mais l’Italien pense aussi à la saison prochaine et à l’équipe qu’il bâtira lors du prochain mercato d’été, quand il s’agira de dénicher un attaquant de grand talent. «Par exemple, Ibrahimovic. C'est le type de joueurs que l'on cherche». A condition qu’ils aient envie de rejoindre le PSG, cette fois-ci.