PSG: Une défense centrale qui compte… six joueurs

SB

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Le Brésilien Alex lors de sa présentation au Parc des Princes le 28 janvier dernier
Le Brésilien Alex lors de sa présentation au Parc des Princes le 28 janvier dernier — SOLAL/SIPA

Paris rime souvent avec embouteillages. Alors quand le Qatar met les pieds dans la capitale, avec la ferme intention de retaper le Paris Saint-Germain sans égratigner son identité, le vocabulaire des usagers de la route se confond rapidement avec celui des fans de foot. En effet, à une heure où le mercato d’hiver est souvent synonyme de dégraissage, le PSG n’a vu aucun membre de son secteur défensif quitter le navire. Résultat, entre les titulaires en puissance, Sakho, Lugano, Bisevac, Alex, et les seconds couteaux, Armand et Camara, Carlo Ancelotti se retrouve avec six joueurs capables d’occuper le poste de défenseur central. Un problème de riche auquel même Bison Futé n’apporte pas de réponse. 

Une hiérarchie claire… 

Pas vraiment du genre à s’encombrer, l’ancien entraîneur de Chelsea a déjà commencé son ménage. Bisevac sera arrière droit, Armand bouchera les trous, dans l’axe et à gauche, et Camara sera la doublure de la doublure. Jusque-là, la donne est assez simple. La hiérarchie ainsi définie, ils sont encore trois pour deux places. Alignés face ce week-end face à Brest, et trois fois sur quatre sous l’ère Ancelotti, Diego Lugano et Mamadou Sakho font la paire, pendant qu’Alex se refait une santé. Et après? Prétendant légitime à une place de titulaire au sein de la défense centrale parisienne, Alex s’est voulu très modeste au moment d’évoquer son futur temps de jeu, lors de sa présentation: «Personne ne me garantit quoi que ce soit. Je pense que chacun doit gagner sa place, travailler au maximum à l’entraînement pour se faire une place. Je sais bien que le PSG a déjà plusieurs défenseurs en place, mais à moi de répondre présent pour me rendre utile à l'équipe». Et aux autres d’être au niveau pour ne pas cirer le banc. 

Sauf pour deux hommes…  

Sous les feux des projecteurs depuis le début de la saison, Sakho et Lugano pourraient donc se battre pour une place. Pourtant, au moment d’évoquer sa relation avec son jeune capitaine, l’Uruguayen n’hésite pas à se mettre en retrait: «Le mieux que je puisse faire pour l’aider c’est de ne pas envahir son espace. Si j’étais capitaine, c’est comme ça que j’aimerais qu’on soit avec moi.» Toujours à la recherche de la justesse technique qui fait d’un défenseur un grand défenseur, Mamadou Sakho serait, selon Le Parisien, dans le collimateur de son entraîneur. Habitué à travailler avec les Maldini, Costacurta et Nesta, véritables esthètes du métier, celui qui a été le coach du Milan AC pendant neuf ans commencerait à perdre patience. Chahuté par les supporteurs, Diego Lugano, de son côté, pourrait souffrir de son profil. Lent et fort au duel, l’Uruguayen formerait une charnière pataude, mais prête à aller au combat, en compagnie d’Alex. Lugano-Alex quand il faut castagner, Alex-Sakho pour la complémentarité. En somme, le technicien parisien à l’embarras du choix. C’est probablement la seule fois où un Parisien appréciera un embouteillage.