Paul-Henri Mathieu: «Je repars de zéro»

TENNIS Absent du circuit ATP depuis novembre 2010, le Français signe son retour lors du tournoi de Montpellier...

Receuilli Par Floréal Hernandez

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Le tennisman Paul Henri Mathieu, à Roland-Garros, le 5 octobre 2011.
Le tennisman Paul Henri Mathieu, à Roland-Garros, le 5 octobre 2011. — A.Gelebart/20minutes

Quatre-cent cinquante deux jours que Paul-Henri Mathieu n'a pas tapé une balle sur le circuit ATP. La dernière fois de l'ex-numéro 12 mondial, c'était le 3 novembre 2010 à Bâle. Bénéficiaire d'une wild-card à Montpellier et ne ressentant plus de douleur à son genou gauche après son ostéotomie tibiale, PHM affronte l'Allemand Stebe, 83e mondial, au 1er tour de l'Open Sud de France, mardi ou mercredi.

Paul-Henri, jugez-vous que cette wild-card est un coup de pouce qui vous est fait ?
Oui, c'en est un. La Fédération avait une wild-card et elle me l'a attribuée. Je repars de zéro et ce n'est pas évident de passer par les qualifs où il faut gagner trois matchs [pour entrer dans le tableau principal].

Vous êtes revenu à la compétition au Challenger d'Heibronn, la semaine dernière. Avec quelles ambitions arrivez-vous à Montpellier ?
A Heilbronn, j'étais content d'être sur un court, en compétition. J'ai fait un match en trois sets sans douleur. Gagner importait peu car je reprenais. A Montpellier, je viens dans un tout autre état d'esprit. Je vais essayer de gagner mes premiers matchs sur le circuit ATP.

Les équipes d'Intérieur sport de Canal+ vous suivent. Votre retour sur le circuit à Montpellier annonce-t-il la fin du reportage?
Ils vont me suivre jusqu'à Quimper, la semaine prochaine, et le sujet devrait être diffusé le 10 mars. Ils sont à mes côtés depuis mon opération en mars 2011. Ils ont été là à chaque étape : l'opération, la rééducation, la compétition. C'est moi qui ai proposé le sujet. Souvent [dans les reportages], on met en avant les tournois, les beaux hôtels et l'argent. Là, on montre ce qu'il y a derrière un joueur. On est confronté aux risques de blessures, on les redoute. On voit comment j'affronte la mienne.