pour le racing,Toulouse n'est jamais petit

Alexandre pedro

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Les partenaires de Sébastien Chabal ont déja battu le Stade Toulousain à Saint-Denis.
Les partenaires de Sébastien Chabal ont déja battu le Stade Toulousain à Saint-Denis. — P. ALBAN / SIPA

T out rugbyman peut le certifier, il n'existe pas de bons jours pour défier le Stade Toulousain… Demain pourtant, le Racing-Métro affrontera au Stade de France un groupe largement remanié. Avec onze internationaux retenus cette semaine chez les Bleus, Guy Novès a dû s'organiser. « On a essayé de faire une équipe qui tienne compte du niveau de nos joueurs, en anticipant leur sélection, en se disant que certains ont plus de chances d'être titulaires lors du premier match du Tournoi des six Nations que d'autres. »
Avec un écart de seize points sur le troisième, le leader toulousain peut se permettre de faire tourner l'effectif. « La pression sera un peu moins importante sur ce match, même si on donnera le meilleur avec des jeunes joueurs talentueux et des cadres », prévient le manager toulousain, qui s'appuiera sur son arrière-garde.

Effectif pléthorique
En face, Pierre Berbizier ne fanfaronne pas. « Au match aller, Toulouse, déjà privé de ses internationaux lors de la Coupe du monde, avait pourtant aligné l'une des meilleures lignes de trois-quarts au monde », tempère le manager francilien.
Face à des remplaçants comme Yannick Jauzion, Clément Poitrenaud ou Luke McAlister, le Racing avait cédé (41-36) au terme d'un match d'une qualité rare en Top 14. « Le problème avec eux, c'est qu'ils on trente internationaux », rappelle Fabrice Estebanez. Le trois-quarts centre du Racing sait déjà « qu'il y aura quinze joueurs de très haut niveau en face ».
Lors de la dernière confrontation au Stade de France, pour rappel, les partenaires de Sébastien Chabal avaient donné la leçon au futur champion

(43-21). « C'était un beau match qu'on ne réussit que très rarement, relativise le troisième ligne. Tout avait été dans notre sens. Certains jours, c'est l'euphorie collective et tu arrives à passer trente ou quarante points au Stade Toulousain. » Plutôt que de reproduire ce feu d'artifice dionysien, le Racing cherchera d'abord à gagner pour se rassurer... contre le club le plus titré d'Europe.