BORDEAUX RETENTE LE PLAN à CINQ

ROMAIN BAHEUX

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De nouveau testée à l'entraînement cette semaine, la formule avec trois défenseurs centraux et deux latéraux pourrait être reconduite par Francis Gillot à Evian dimanche. Explications.

Déjà utilisée contre Valenciennes. Chaban-Delmas, 14 janvier. Pour son premier match de Ligue 1 de l'année 2012, Bordeaux se présente dans un inédit 5-3-2. La puissante triplette Henrique-Planus-Ciani prend place dans l'axe tandis que Trémoulinas et Mariano, pour son baptême girondin, s'installent sur les côtés. Un choix gagnant. Les deux réalisations bordelaises viennent de débordements des latéraux dans le dos de la défense nordiste, avec à l'arrivée une victoire (2-1).

Un choix de circonstances ? Il y a deux semaines, Francis Gillot avait justifié son choix par la volonté de mettre Mariano dans les meilleures conditions possibles pour ses débuts. « J'avais mis une sécurité avec Henrique, qui en plus parle la même langue », expliquait alors le technicien girondin. Depuis, le Brésilien semble s'être coulé dans l'effectif bordelais. Alors pourquoi retenter l'expérience en Haute-Savoie ? « J'attends encore de voir ce que je vais faire dimanche, mais ce système a quand même un avantage, celui de jouer sur nos forces, explique Gillot. A Bordeaux, les cadres sont plus derrière que devant à l'heure actuelle. C'est une manière de m'appuyer sur ce qui fait la force de l'équipe. Je ne suis pourtant pas un adepte des défenses à cinq d'habitude. »

Trémoulinas-Mariano, un rôle

crucial. Le système bordelais a une force, celle de dégager l'accès aux couloirs aux seuls latéraux. Ces derniers ont alors toute l'aile comme terrain de jeu s'ils parviennent à prendre le dessus sur leur adversaire direct. Portés vers l'offensive, Benoît Trémoulinas et Mariano ont des prédispositions pour ce type d'organisation. Leur qualité de centre est également un atout. Ils n'ont cependant pas le droit à l'erreur. S'ils passent à côté de leur match, c'est toute l'équipe qui peut se retrouver pris en défaut sur ses flancs. Le revers de la médaille.

MERCATO FINI ?

Bordeaux en a-t-il terminé avec ses emplettes hivernales ? « Il n'y a plus d'affaire pour nous d'ici la fin du mercato », a déclaré hier le président du club, Jean-Louis Triaud. Après avoir enrôlé Mariano et Obraniak, les Girondins ne devraient donc pas enregistrer de nouvelles arrivées d'ici au 1er janvier. Dans le sens des départs, cela pourrait encore s'activer. Relégué sur le banc de touche, Fahid Ben Khalfallah reste le principal dossier en suspens. Le club affirme n'avoir reçu aucune offre pour l'instant.