Rugby: Boudjellal: «On a aussi débattu des plaisirs de la sodomie»

RUGBY Entendu ce mercredi par la commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby, le président du RC Toulon Mourad Boudjellal a une nouvelle fois fait le show...

S.B.

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Mourad Boudjellal, président du RC Toulon, est dans le collimateur de la Ligue de rugby. 
Mourad Boudjellal, président du RC Toulon, est dans le collimateur de la Ligue de rugby.  — VILLALONGA KARINE/SIPA

 «S’il n’est pas content, il parlera». Venue soutenir son président de père, entendu ce mercredi par la commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby, la fille de Mourad Boudjellal ne s’attendait pas à un tel scénario. Sorti frais et dispo de près de deux heures de débat, seul face aux membres de la commission, le boss du RC Toulon a mis son sens de la formule au service de la pléiade de journalistes présents au 7 rue de Liège, à Paris, éphémère centre névralgique du rugby français. Pour rappel, Mourad Boudjellal est dans le viseur de la LNR depuis un match perdu par Toulon à Clermont, à l’issue duquel il avait qualifié les décisions de l’arbitre de «sodomie arbitrale». Il s’était également attaqué aux sacrosaintes valeurs de l’ovalie, en évoquant les problèmes de racisme dans le monde du rugby.

«Dans Groland, la sodomie ne choque personne»

Pourtant, selon Jean-François Guers, président de la commission de discipline, «98% de ce qui a été dit concernait l’arbitrage». Pour ce qui concerne les 2% restants, Mourad Boudjellal a la réponse: «On a aussi débattu de la sodomie. Des plaisirs que cela peut procurer, ou encore de ses origines grecques. Aujourd’hui, en tête du hit parade, vous avez les mots «valeurs», «bénévoles» et «sodomie», évidemment». S’il souligne l'importance des différences entre sa culture et celle des membres de la commission de discipline, le président du RCT évoque une sanction méritée: «Moi, j’ai été élevé dans une culture différente. Si vous regardez Les Nuls ou Groland, la sodomie ne choque personne. Cela étant, je reconnais que je mérite une sanction.»

«Ils sont dans l’évolution, moi je suis dans la révolution»

Rapidement mis de côté par les membres de la commission, le racisme a été remis sur le devant de la scène par le président toulonnais: «On me parle du cas d’Abdelatif Benazzi, qui n’a jamais été victime de racisme. Je dis d’accord, mais il fait 2 mètres et 130 kilos. J’ai vite compris que nous ne serions pas d’accord. Pour l’amélioration du rugby professionnel, ils sont dans l’évolution. Moi je suis dans la révolution».Dans l’attente du verdict que la commission livrera jeudi après-midi, le président du RCT, qui risque la radiation, se console avec ses expériences passées: «Je me rappelle être venu devant la commission avec Tana Umaga. Il avait presque fait pleurer les jurys. Et au final, il avait pris un mois…» Les faire rire marchera peut-être mieux…