Les BOxers sont dans le rouge

Marc Nouaux

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Les Boxers restent sur cinq défaites consécutives et n'ont gagné qu'une seule de leurs neuf dernieres rencontres.
Les Boxers restent sur cinq défaites consécutives et n'ont gagné qu'une seule de leurs neuf dernieres rencontres. — S. ORTOLA / 20 Minutes

« Là, pour l'instant, on est en D2 », reconnaît, amer, le coach des Boxers, Stephan Tartari. Défaits samedi chez l'avant-dernier, Cercy-Pontoise (8-7), les hockeyeurs bordelais ont été dépassés au classement par leur adversaire du week-end. Ils sont désormais relégables. « Tant que ce n'est pas fini, il faudra se battre, poursuit l'entraîneur bordelais. Jusqu'à la fin, ce sera difficile mais je vois des joueurs concernés, qui ne lâchent rien. »
Avec cinq défaites d'affilée et une seule victoire lors des neuf derniers matchs, les Boxers avancent à un rythme de futur relégué et viennent de gâcher contre Mont-Blanc et à Cergy, deux possibilités d'écarter des adversaires directs. « Ca ne tourne pas en notre faveur, estime Tartari. Des fois, je me dis que l'on est maudit ! Je vois des bonnes choses mais défensivement on paye cash nos erreurs. Tout ne va jamais bien ensemble. Quand derrière ça tient, devant ça ne marque plus.

Et inversement… C'est dingue ! »
Présent au club depuis quinze ans, d'abord comme joueur, puis entraîneur-joueur avant de devenir exclusivement coach, Stephan Tartari reconnaît n'avoir jamais vécu de pareils moments depuis qu'il est arrivé. « C'est frustrant, c'est dur à vivre, mais j'ai la tête haute, je fais tout ce que je peux. Je n'ai pas de regrets, je sais que je donne le maximum. Mon but, ce n'est pas de devenir entraîneur de l'année pour signer dans un club de l'élite après. Je veux évoluer avec ce club, c'est pour ça que je suis touché par ce qui se passe. Ce n'est pas que pour la D1 que l'on se bat, c'est pour un club dans son ensemble. »
Et pour ne rien arranger, le calendrier sera difficile pour les huit derniers matchs de la saison. Il n'y aura que les gros qui viendront à Bordeaux et la réception du dernier, Valence, le 3 mars, ne pourra s'effectuer à Mériadeck, le Cirque du Soleil y faisant escale à ce moment-là. « C'est affligeant, peste encore Tartari. On va devoir recevoir Valence à Limoges. C'est réellement compliqué de bosser dans ces conditions. » La situation d'urgence est donc décrétée chez les Boxers, et l'on prône l'union sacrée autour de l'équipe première. La première étape, avec un derby, et la réception d'Anglet (5e), vendredi soir à Mériadeck.