Euro de handball: Onesta s'insurge contre le "fiel" déversé sur internet

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Le sélectionneur de l'équipe de France Claude Onesta s'est insurgé lundi contre le "fiel" et l'"aigreur" déversés sur internet dans les commentaires aux articles publiés sur les Bleus pendant le Championnat d'Europe de handball en Serbie.
Le sélectionneur de l'équipe de France Claude Onesta s'est insurgé lundi contre le "fiel" et l'"aigreur" déversés sur internet dans les commentaires aux articles publiés sur les Bleus pendant le Championnat d'Europe de handball en Serbie. — Franck Fife afp.com

Le sélectionneur de l'équipe de France Claude Onesta s'est insurgé lundi contre le "fiel" et l'"aigreur" déversés sur internet dans les commentaires aux articles publiés sur les Bleus pendant le Championnat d'Europe de handball en Serbie.

"Quand je vois les kilomètres de conneries qu'on peut écrire en bas de vos articles, je me dis que vous êtes en train de faire naître une nouvelle race de gens, a assuré Onesta. Tout le monde a un avis sur tout, vous affirme tout ce qu'il faudrait faire. Ce fiel, cette aigreur, c'est terrible".

"Ils ont pourtant l'air sympathique au premier abord quand on voit les noms d'Indiens qu'ils ont: Buffalo Bill, Peter Pan. Ca pourrait presque être marrant. Mais quand on voit le flux de conneries, de méchancetés, de certitudes qu'il peut y avoir là-dedans, on se dit que l'humanité n'est pas près d'être sauvée", a ajouté le sélectionneur, dont l'équipe est en difficulté à l'Euro où elle a perdu deux de ses quatre premiers matches.

Onesta a également avoué ses difficultés face aux nouveaux outils de communication et surtout les réseaux sociaux, "les Facebook, les Twitter..."

"Je n'y comprends rien, a-t-il souligné. Ma fille me dit qu'elle a plein d'amis mais je n'en vois jamais aucun à la maison, ils sont tous dans l'ordinateur!"

"C'est une nouvelle façon de discuter, nous on est un peu spectateurs de tout ça, a-t-il conclu. Ce n'est pas ma façon de vivre mais celle des joueurs, si. Parfois il peut y avoir de la dispersion. Mais je ne vais pas empêcher les gens de parler. C'est à eux de voir comment ils gèrent ça".