Les Girondins aiment joueravec le feu

Marc Nouaux

— 

Deux égalisations de Créteil, un penalty raté par Sertic en fin de match et enfin, une qualification pour les 8es arrachée aux tirs aux buts face à un club de National. Résultat : Francis Gillot sèche la conférence de presse d'après-match. Pas dans les habitudes de l'entraîneur bordelais, ce geste exprime toute la frustration que lui engendre l'irrégularité de son équipe.

Un manque de maîtrise
« Ce soir [samedi], nous avons joué avec le feu, reconnaît le milieu offensif girondin Nicolas Maurice-Belay. Nous sommes passés près d'une grosse désillusion. » Avec un scénario identique à celui vu en 32es à Saint-Etienne, Bordeaux a causé du stress à ses supporters. Faut-il, alors, voir un signe dans ce parcours en Coupe de France ? Passer les deux premiers tours aux tirs au but peut se révéler être un tournant psychologique et servir de ciment pour une belle aventure en coupe. Ou bien, ce manque de maîtrise, après avoir ouvert le score, pour la troisième fois en trois matchs, révèle un problème plus profond. Sans un grand Cédric Carrasso dans les buts, les Girondins seraient déjà éliminés. « Pour le moment, nous sommes passés deux fois, mais c'est vraiment usant, reconnaît le portier bordelais. Je suis lessivé. Nous devenons fébriles contre n'importe qui. » Les Girondins devront donc vite cibler la cause de leurs carences, sans quoi, la Coupe de France ne leur sourira pas longtemps.

Ce sera à Lyon en 8es de finale

Encore à l'extérieur ! Les Girondins auraient pu rêver mieux comme adversaire pour le prochain tour de Coupe de France. Le mardi 7 ou le mercredi 8 février, ils se déplaceront chez le 4e de la L1, sur une pelouse de Gerland où ils avaient été sèchement battus (3-1) en championnat le 27 septembre dernier.