Handball / Euro 2012: L'équipe de France est toujours en vie

HANDBALL Même si elle a terriblement souffert face à la Slovénie (28-26)...

Bertrand Volpilhac, en Serbie

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Jérôme Fernandez partage des larmes de joies avec Luc Abalo et Xavier Barachet, le 22 janvier 2012
Jérôme Fernandez partage des larmes de joies avec Luc Abalo et Xavier Barachet, le 22 janvier 2012 — Marko Drobnjakovic/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Novi Sad

Tant qu’il y a de la vie… Même si elle a terriblement souffert pour venir à bout de la Slovénie (28-26), l’équipe de France s’est offert le droit de rêver encore un peu au miracle. Avec les victoires conjuguées de l’Islande sur la Hongrie et de l’Espagne face à la Croatie, elle peut même espérer avoir son destin entre les mains en cas de victoire de la Croatie face à la Hongrie, mercredi. Mais on en n’est pas encore là.

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Convalescente, toujours fâchée avec la réussite au tir de ses arrières, l’équipe de France a longtemps été menée par la Slovénie avant de faire la différence dans les dix dernières minutes, grâce à un Thierry Omeyer décisif. «Celle-là, on est allés la chercher avec la cœur, avoue un Xavier Barachet soulagé. Je n’ai pas regardé les stats mais je ne pense pas que tout ait été bon en attaque... Mais on a montré qu’on ne lâche rien, qu’on se bat jusqu’au bout.»

«Plein de courage, d’envie, de solidarité»

Bref, comme le dit Didier Dinart, «le plus important c’est d’avoir gagné, au moins pour le moral.» Et tant pis si «sur la manière, ce n’était pas forcément la plus belle équipe de France». Encore une fois incapables de noyer définitivement leur adversaire, comme face à la Hongrie deux jours plus tôt, les Experts ont confirmé leur nouvelle fragilité depuis cet Euro. Sans dégâts, cette fois. «Les maux ne sont pas tous guéris, loin de là, enchaîne le pivot Bertrand Gille. Ce match n’était pas plein de maitrise, mais plein de courage, d’envie, de solidarité. On a fait tout ce qu’on pouvait les uns envers les autres et on en est récompensés.»

Des vertus indispensables pour espérer venir à bout de la Croatie (mardi 18h10) et continuer de rêver à l’impossible. «Aujourd’hui, je n’espère pas un accès au demi-finale, conclut Bertrand Gille. J’espère juste qu’on prenne du plaisir ensemble et qu’on finisse bien cette semaine.» Et si par miracle ça veut sourire…