Les mascottes ont la cote

Nicolas Stival

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Ovalion, le lion du Stade Toulousain, est soumis à un règlement très strict.
Ovalion, le lion du Stade Toulousain, est soumis à un règlement très strict. — F. LANCELOT/SIPA

Institutions du sport américain, les mascottes ne rencontrent pas le même succès de ce côté de l'Atlantique. Appréciées des enfants, souvent moquées par les grands, ces peluches géantes sont pourtant devenues incontournables dans les plans de développement de nombreux clubs, soucieux de proposer un spectacle familial.

Le rugby en pionnier. Né en 1999 à l'initiative de Peugeot, sponsor historique du club, Ovalion a subi un lifting l'an dernier. Trois comédiens, commandés à un prestataire extérieur, se succèdent sous le chaud costume de 4,7 kg. A priori insouciant, le lion bondissant obéit cependant à un règlement très strict. « Il y a une feuille de route pour chaque match, avance Jean-Emmanuel Farné, chargé du partenariat au club. Y figurent le déroulé de ses interventions et les lieux où il doit se trouver : le terrain, les bords de touches, le Petit Cop [tribune composée d'enfants]... »

Le handball a changé d'identité. Rebaptisé Fenix en juin dernier, l'ancien THB a choisi comme mascotte l'oiseau légendaire, au nom « occitanisé ». « Elle a été créée en début de saison, explique Mathilde Nguyen, responsable de la communication. Elle s'inscrit dans notre volonté de développer l'image de la marque. » Une consultation devrait être lancée sur Facebook pour trouver un nom au volatile, incarné par un seul bénévole (voir ci-dessous).
Le volley prêt à se lancer. « Une mascotte est un élément de spectacle incontournable dans un plan marketing, avec les pom-pom girls, un logo, une charte graphique et des animations au cours des matchs », détaille Philippe Garcia, responsable du marketing des Spacer's. L'obstacle est financier. « Nous en avons une en préparation depuis le début de saison. Le coût tourne autour des 2 000 €. Nous avons cherché un partenaire, et cela a failli se faire avec la Cité de l'Espace, car nous voulons qu'il y ait un lien avec l'aérospatial : une fusée, un cosmonaute ou un Martien. » Le dossier reste ouvert. W

Au TFC, l'oie attend un successeur

Dans les années 1990, une oie géante arpentait le Stadium pour soutenir le TFC. Depuis ? Plus rien. La lacune a failli être comblée au moment de lancer le nouveau slogan du TFC – « Au cœur du Sud-Ouest » –, voici un an. « On a planché dessus, mais on a décalé l'idée », indique le service communication des Violets. Germain, le lynx parisien, et Erminig, l'hermine rennaise, n'auront pas tout de suite un copain toulousain.