Cyril Despres, le vainqueur mal-aimé

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Hier soir à Lima, la fête a dû se dérouler en petit comité. Pour remporter son quatrième Dakar, le motard Cyril Despres a encore bataillé pendant deux semaines à coups de secondes et de petites phrases, donnant souvent à la course un air de guerre froide. Très concentré, le champion a tendance à se renfermer, au risque de passer pour un pilote froid et distant. David Casteu, le fer de lance de Yamaha, revendique carrément une franche inimitié pour le personnage. « Je préfère ne pas gagner le Dakar que de le gagner comme il le fait. Il tuerait père et mère pour ça. Il n'est vraiment pas dans l'esprit. » Dans le bivouac, le meilleur avocat du Français se nomme peut-être Stéphane Hamard, un amateur qui le côtoie depuis ses plus jeunes années. « On dit souvent que Cyril est froid. Je démens complètement. Depuis ses débuts, il a changé de métier, tout simplement. C'est lié à une fonction. »au pérou, r. s.