Le Stade restemaître de son destin

Nicolas Stival

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Steenkamp et le Stade ont assuré face au Connacht.
Steenkamp et le Stade ont assuré face au Connacht. — M. BLONDEAU /I CON SPORT

Comme prévu, le Stade Toulousain a disposé samedi des Irlandais du Connacht avec le bonus offensif (24-3), grâce à quatre essais de Timoci Matanavou (doublé), Maxime Médard et Louis Picamoles. Comme prévu, les Harlequins de Londres ont battu leurs compatriotes de Gloucester (20-14). Comme prévu, le sort de la poule 6 de la Coupe d'Europe se jouera donc lors de la dernière journée de la phase régulière.

« Un exploit

inimaginable »
« On maîtrise encore notre destin », souligne le manager général Guy Novès. Un succès, vendredi à Gloucester, suffira à envoyer Toulouse en quart de finale. Et cela, quel que soit le résultat des Harlequins à Galway dans l'antre du Connacht (cinq matchs, cinq défaites). « Il va falloir réussir un exploit inimaginable chez une équipe qui a failli nous battre à l'aller », dramatise Novès.
Effectivement, le quadruple champion d'Europe avait souffert, mi-novembre au Stadium (21-17). Mais il s'agissait alors de la première journée de la compétition, et Gloucester pouvait encore rêver d'une qualification, aujourd'hui envolée. Il n'empêche. Face aux coéquipiers de Mike Tindall, capitaine déchu du XV d'Angleterre, Toulouse devra se montrer plus solide que samedi à Ernest-Wallon. « Il faudra être costauds du début à la fin et ne pas reproduire le match mi-figue, mi-raisin de ce week-end », avance le capitaine Thierry Dusautoir. En cas d'échec, le Stade pourrait longtemps se reprocher le faux pas à domicile contre les Harlequins (24-31). W