Et Gillot a sorti un 3-5-2 du chapeau

Marc Nouaux

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Le Brésilien Mariano s'est montré très offensif pour sa première titularisation à Bordeaux.
Le Brésilien Mariano s'est montré très offensif pour sa première titularisation à Bordeaux. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

«C'est le coach, c'est un petit magicien, parfois il sort des tactiques », plaisante le milieu de terrain girondin, Grégory Sertic, au sujet du 3-5-2 concocté par Francis Gillot face à Valenciennes, samedi soir. Un schéma tactique qui n'est plus vraiment à la mode depuis plus de dix ans.

« Pour aider Mariano »
« C'était un coup qui a marché dix minutes, explique Francis Gillot. Je ne sais pas si ce système va durer. » Mais alors, pourquoi avoir tenté ce pari risqué au moment où Bordeaux retrouvait une certaine sérénité défensive ? « C'était pour aider Mariano, répond le coach girondin. On voulait qu'il ait un joueur derrière lui comme Henrique, qui lui parle. Et on avait joué comme ça en prolongations à Saint-Etienne, j'avais trouvé ça plutôt bien. »
Il faut dire qu'avec deux buts inscrits d'entrée de jeu grâce à des centres des deux hommes de couloir, les faits ont d'abord donné raison au technicien bordelais. Mais en deuxième période, les latéraux ne montaient plus et les joueurs semblaient perdus lorsque Valenciennes se montrait menaçant. Des difficultés que reconnaît Gillot. « Ce sont les limites de ce système, quand on joue à 5 derrière à domicile. On n'est bon que si Benoît [Trémoulinas] et Mariano jouent haut. »

Retour au 4-4-2 à Créteil ?
Coup ponctuel ou véritable volonté de changement tactique ? La tendance est plutôt à la première option. Car avec les absences de Sané (CAN) et d'Henrique (probable suspension longue), Bordeaux ne disposera plus que de Ciani et Planus en défense centrale, Savic n'ayant pas le niveau, selon son entraîneur. « C'est peut-être un coup que je referai un de ces jours, estime Gillot. Mais déjà, Henrique est suspendu à Créteil, donc on verra après. » Plus globalement, en changeant son système, le coach girondin a montré qu'il ne tenait pas encore sa formule définitive. Le retour de Gouffran et l'arrivée d'Obraniak devraient lui permettre d'y voir rapidement plus clair.