« J'ai vu mon pote convulser »

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Le motard Sébastien Lecoq.
Le motard Sébastien Lecoq. — R. Scotto / 20minutes

Pour son premier Dakar, Sébastien Lecoq, de Mésanger, a vu son compagnon de route Sébastien Coué s'empaler dans une dune dès la deuxième étape, avant d'abandonner. Très à l'aise dans le sable, il roule désormais seul, avec pour seul objectif de rallier l'arrivée…

Comment va Sébastien Coué ?
Il va bien. Il est rentré en France. Son état s'est stabilisé. C'était une grosse frayeur. Quand tu vois ton pote qui est très mal, en train de convulser, et que tu attends l'hélicoptère, tu es très mal… Si les secours n'avaient pas été là, il aurait pu y passer. Il m'a fait peur.
Cela a dû vous faire réfléchir…
Quand je suis reparti, j'allais piano. J'y pensais tout le temps. Dès que je suis arrivé au bivouac, on m'a donné des nouvelles rassurantes. Quand je l'ai trouvé, il était dans les vapes, déshydraté. Il ne voulait même pas rattacher son casque. Je l'ai aidé à redémarrer sa moto, puis je lui ai dit qu'on avait le temps de repartir. Il est remonté sur sa moto, puis il a pris une bosse de sable et a rechuté.Recueilli par R. S.