« Recruter un grand nom par an »

Recueilli par Nicolas Stival

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Le dirigeant toulousain ressent « une grande fierté » d'accueillir les Bleus ce soir contre la Norvège.
Le dirigeant toulousain ressent « une grande fierté » d'accueillir les Bleus ce soir contre la Norvège. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Ce soir (20 h) au Palais des sports, 4 000 personnes encourageront la France contre la Norvège, en préparation de l'Euro. Patrick Salles, le président du Fénix (49 ans), habituel locataire des lieux, évoque son plaisir d'accueillir les Bleus et les ambitions de son club.

Est-ce une fierté de recevoir l'équipe de France ?
Une grande fierté. Je reste un grand amoureux du sport et cette équipe marquera l'Histoire.

En outre, le capitaine

des Bleus (Jérôme Fernandez)

est toulousain...
Oui, et le sélectionneur (Claude Onesta) est, lui aussi, historiquement lié au club. Il y a également le médecin (Pierre Sébastien), le spécialiste de la vidéo (Vincent Griveau) et Daouda Karaboué (gardien). Cela fait beaucoup de liens.
Comment jugez-vous la croissance du Fénix, septième de D1 ?
La partie sportive est celle qui intéresse le plus les gens, mais c'est celle qui me préoccupe le moins. C'est le fruit d'une politique globale de développement à laquelle je m'attache, au niveau des infrastructures, des relations avec le public et les partenaires. On veut faire en sorte que le Fénix soit un vrai club toulousain, tout en représentant le handball dans toute la région.

Après Andjelkovic, Karaboué

ou Fernandez, allez-vous continuer à engager de grands joueurs ?
C'est l'objectif. Les gens ont envie de voir les membres de l'équipe de France évoluer en France. Recruter un grand nom par an, ce serait sympa. Le projet Fénix a aujourd'hui suffisamment de maturité pour intéresser de très grands joueurs. Il faut désormais voir si nous pouvons nous développer financièrement afin de les faire venir.
A combien s'élève votre budget ?
A 2,3 millions d'euros, contre 1,5 il y a deux ans et 1,9 la saison dernière. Ce doit être le septième budget de D1. Il faut dépasser les 3 millions. Dans deux ans, le club aura 50 ans. On aimerait être capables à ce moment-là d'aller chercher une des deux premières places de D1, pour disputer la Ligue des champions. Ce serait un joli rêve. W