la région dans les starting-blocks

françois launay

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Les handballeurs français seront en stage dans la région avant les JO.
Les handballeurs français seront en stage dans la région avant les JO. — M.libert/ 20 minutes

La date avait été soigneusement choisie. Hier, à pile 200 jours du début des J0 de Londres, le conseil régional a lancé en grande pompe son « plus grand terrain de jeux ». Région française la plus proche de la capitale anglaise, le Nord Pas-de-Calais associée à la Flandre Occidentale (Belgique), compte profiter à sa manière du plus grand événement sportif du monde. En accueillant les stages de centaines d'équipes avant la compétition.

Plus de 40 enceintes rénovées
Une idée née en 2005 après que Londres a été préféré à Paris pour l'organisation des Jeux. « On nous a pris pour des fous. Mais on ne veut pas récupérer les Jeux, on veut juste prendre une petite part des retombées », explique Wulfran Despicht, président du comité de pilotage du projet.Depuis cinq ans, la région fait tout pour devenir la base arrière incontournable des Jeux. Equipes de France (voir encadré), escrimeurs russes, gymnastes japonais, canoéistes tunisiens ou encore hockeyeurs néo-zélandais, entre 150 et 200 délégations sportives s'entraînent ou vont le faire gratuitement dans la région jusqu'au 27 juillet. Pour recevoir ce beau monde, la région a rénové plus de 40 équipements sportifs. « Avant, on était l'avant-dernière région en terme d'équipements sportifs. Grâce à ça, on est remonté sur le podium. ça va nous servir de rampe de lancement pour des candidatures futures à de gros événements », se réjouit Fredéric Lemang, coordinateur du projet. Coût de l'opération : entre 160 et 200 millions d'euros. Un investissement calculé. « On sait qu'une partie de millions des touristes olympiques va passer par la région. Si nous sommes en capacité de les accueillir, ce sera une vraie plus value pour l'économie touristique de la région », explique Wulfran Despicht. Au-delà du sport, les JO restent aussi un énorme business.

les bleus en force

Avec ce projet de base arrière, les équipes françaises vont se succéder dans le Nord jusqu'aux JO. Teddy Riner et les judokas au Touquet, Tony Parker et les basketteurs à Liévin, Camille Lacourt et les nageurs à Dunkerque, les boxeuses à Gravelines, les handballeurs à Dunkerque, les gymnastes à Arques sans oublier l'équipe de France paralympique à Lille, la plupart des futurs médaillés français effectueront une grande partie de leur préparation dans la région.