Le LOU se voit bien sauver sa peau

Jérôme Pagalou

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Entre un nul (6-6) arraché face à l'ogre clermontois puis une grande fête avec joueurs et famille au Matmut Stadium, le réveillon des Lyonnais a été négocié au mieux. Treizièmes à deux points du premier relégable Bayonne (et un match de retard) à mi-parcours, ils peuvent viser le maintien en Top 14. Voici les principaux motifs d'espoirs pour le LOU en 2012.

Il accroche des ténors. Trois points conquis entre le bonus défensif à Toulon (4e) et le nul face à Clermont (2e), le LOU a bien fini l'année 2011. « Nous avons davantage été maîtres de nos nerfs tout en gardant un bon niveau d'agressivité », apprécie l'entraîneur Raphaël Saint-André. Hormis la claque (10-30) subie face à Montpellier le 30 novembre, le promu lyonnais n'a jamais été surclassé, à l'image d'un court revers face à Castres (3e) en septembre (16-18). Un constat qui pousse même le capitaine Xavier Sadourny à un optimisme relatif avant le périlleux déplacement chez le leader toulousain samedi : « Ils perdent tous les ans contre un petit. On est très petits donc on ne sait jamais ! »
Il pourrait se trouver une attaque. Le LOU, 5e défense du championnat, traîne par contre la pire attaque du Top 14. Dominateur en mêlée samedi, il a semblé en progrès dans les lancements de jeu. Il doit désormais se procurer davantage d'occasions d'essais (12 inscrits en 13 journées) « Mais ce type de match va nous faire grandir dans ce domaine-là aussi », assure le pilier Xavier Fiard.
Il a un calendrier favorable. Seul club de Top 14 avec Clermont à compter sept rencontres à domicile en 2012, le LOU pourrait en profiter pour engranger des points face à de nombreux concurrents directs pour le maintien : Agen, Brive, Biarritz, Bordeaux-Bègles et Bayonne.

Il sait d'où il vient. Inquiétante lanterne rouge en novembre, l'équipe lyonnaise s'est « remise en question » et a nettement progressé. « Notre rugby commence à ressembler à quelque chose. On s'est battus pendant six ans pour disputer ces gros matchs et on va se battre jusqu'au bout pour ne pas redescendre », insiste Xavier Sadourny. A voir la rage de Juan Leguizamon et d'Enrico Januarie samedi, cette envie est totalement partagée par les recrues.