Formule 1 : Renault et Alonso, le doute s'installe

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L'Allemand Michael Schumacher (Ferrari) a remporté dimanche devant son public la 86e victoire de sa carrière en devançant le champion du monde espagnol Fernando Alonso (Renault) sur le Nürburgring à l'occasion du Grand Prix d'Europe de Formule 1.
L'Allemand Michael Schumacher (Ferrari) a remporté dimanche devant son public la 86e victoire de sa carrière en devançant le champion du monde espagnol Fernando Alonso (Renault) sur le Nürburgring à l'occasion du Grand Prix d'Europe de Formule 1. — Damien Meyer AFP

Encore battu par Michael Schumacher, Fernando Alonso faisait grise mine dimanche sur le podium du Grand Prix d'Europe. Même si ses 13 points d'avance au Championnat et la régularité d'horloge de sa Renault ont de quoi le rassurer, le pilote espagnol peut légitimement se demander si le rapport de force n'a pas basculé au Nürburgring. Fidèle à ses habitudes, le patron de l'écurie française, Flavio Briatore, se veut cependant rassurant. « On ne doit pas prendre de risque, Renault joue le championnat du monde. A Barcelone la semaine prochaine, on peut gagner », affirme l'Italien, qui répète ainsi à l'identique ce qu'il avait déjà dit il y a deux semaines à Imola.

Certes, il n'y a pas le feu chez Renault : Alonso vient de décrocher son 13e podium consécutif. Mais le départ l'an prochain pour McLaren de son pilote nº 1 et le retour au premier plan de la Scuderia Ferrari semblent avoir quelque peu plombé l'ambiance. Interrogé sur ce qui pouvait permettre à son équipe de retrouver durablement le chemin de la victoire, le champion du monde est resté flou, tout en réclamant des efforts. « Je ne suis pas ingénieur. On doit s'améliorer dans tous les domaines si nous voulons renouer avec la victoire », confiait après la course Fernando Alonso. Le Grand Prix d'Espagne ayant lieu dès dimanche prochain, les écuries n'auront cependant pas le temps d'apporter de réelles améliorations techniques sur les monoplaces. De bon augure pour Ferrari et Michael Schumacher ?

Jérôme Capton

Qualifié en dernière position au volant d'une Super Aguri, Franck Montagny a abandonné au bout de 31 tours. Le Français espère être au départ dimanche du GP d'Espagne. « Une 2e course, ce serait mieux », a-t-il admis.