Mickaël Landreau : la dernière parade de l'enfant prodige

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Une page se tourne. Demain soir, après dix ans passés au club, Mickaël Landreau va garder les cages nantaises pour la dernière fois au stade de la Beaujoire, face aux Girondins de Bordeaux. « Ça va être un moment à la fois fort et incroyable à vivre, confesse sans pudeur le gardien des Canaris. C'est un des matchs les plus difficiles à préparer car derrière, il y a beaucoup d'images qui me reviennent en tête. Mon entrée au centre de formation [en 1993], mon premier titre en finale de la Coupe de France face à Sedan [en 1999], certaines grandes rencontres à la Beaujoire comme Manchester en Ligue des champions [1-1, en 2002] ou encore le maintien arraché sur le fil l'année dernière face à Metz (1-0). » Après le match de demain soir, le capitaine des Canaris n'aura plus qu'une page à écrire – à Lens le 13 mai – du recueil de son passage sur les bords de l'Erdre, plein de 335 matchs en L1, 7 titres, 30 rencontres de Coupe d'Europe, 31 penalties arrêtés... « Je ne revivrai jamais la même chose, livre sans retenue le natif de Machecoul. Le FC Nantes est ma deuxième famille. Quand je suis arrivé ici à 13-14 ans, j'ai été accueilli comme si j'étais leur enfant. Sentimentalement parlant, ça ne sera plus pareil dans un autre club ! »

Son histoire avec les Canaris ne s'écrirait donc plus qu'au passé ? « Il y a un lien entre Nantes et moi qui ne sera jamais coupé, répond Landreau. Donc au moment de réfléchir à ma reconversion, je pense que je serai sûrement attiré par Nantes. » Le livre est sans doute loin d'être refermé.

David Phelippeau