Football (Ligue 1) : l'OM a son destin européen entre les mains

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Après un probant succès (1-2) mercredi soir à Auxerre (7e), les Marseillais (4es) remettent le couvert demain à domicile face à Strasbourg (18e), à l'occasion de la 37e journée de L1. Plus que jamais en course pour la 3e place occupée par Lille (grâce à un meilleur goal-average) et synonyme de qualification pour la Ligue des champions, les hommes de Jean Fernandez abordent ce dernier match de l'année au Vélodrome avec une certaine méfiance.

Condamné à la relégation en Ligue 2, le RC Strasbourg viendra sur la Canebière sans aucune pression. « Je connais bien cette équipe et je sais qu'elle ne va rien lâcher, prévient l'ex-Strasbourgeois Mamadou Niang, auteur mercredi de son 10e but en Championnat, le 5e lors des quatre dernières journées. On est à 180 minutes d'une place en Ligue des champions. Céder maintenant serait une faute professionnelle. » « Le piège serait de croire qu'on a fait le plus dur à Auxerre et que cela va être un match facile », renchérit le défenseur Habib Beye, qui a lui aussi porté les couleurs alsaciennes de 1998 à 2003.

Mercredi, à l'Abbé-Deschamps, les Olympiens ont prouvé qu'ils avaient du caractère et qu'ils étaient capables de se relever d'une grosse déception, quatre jours après leur défaite en finale de la Coupe de France face au PSG (2-1). Reste à savoir s'ils pourront tenir le coup physiquement. Après cinquante-neuf rencontres officielles depuis le début de la saison (toutes compétitions confondues), les organismes commencent à souffrir. « On est épuisé, avoue Habib Beye. Mais le fait de gagner permet d'oublier la fatigue. » En battant Strasbourg demain, les Phocéens pourraient – en fonction des résultats de Rennes (5e) à Saint-Etienne et de Lens (6e) au Mans – s'assurer une qualification pour la Coupe UEFA. En attendant mieux.

Fred Azilazian

Hier, Jean Fernandez a souhaité faire taire les rumeurs d'un éventuel départ à Saint-Etienne durant l'intersaison. « Je serai Olympien l'an prochain, a affirmé le coach marseillais à la Commanderie. Je prends un plaisir fou à entraîner cette équipe. C'est un bonheur d'être là. » Fernandez a également précisé qu'il n'avait aucun problème avec le directeur sportif José Anigo. « J'ai beaucoup de complicité avec lui. Si je suis venu à l'OM, c'est grâce à lui. »