Denilson : « J'aimerais bien rester à Bordeaux »

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Interview de Denilson, milieu de terrain des Girondins.

On vous a vu très en jambes contre Le Mans dimanche...

J'ai retrouvé toutes mes sensations et je suis content. Quand je suis arrivé à Bordeaux, je m'étais juste fixé de donner le maximum tous les matins en allant à l'entraînement. Au début, je savais que j'allais souffrir physiquement. C'est ce qui s'est passé. Ensuite, j'ai gagné en confiance tout au long de la saison.

A 28 ans, vous avez déjà accumulé pas mal d'expérience. Avez-vous appris quelque chose cette année ?

Au cours de ma carrière, j'ai alterné le bon et le moins bon. Je ne souhaite pas revenir sur les mauvais épisodes [transféré au Betis Seville pour 32 millions d'euros en 1998, il n'a jamais réussi à s'imposer en Liga]. Ici, à Bordeaux, je me sens très bien. J'ai beaucoup appris. Vous savez, le travail c'est très important. Ce qui compte c'est de se donner à 100 %.

Réalisez-vous que vous êtes devenu la coqueluche de Chaban-Delmas ?

Ah bon, vous me l'apprenez ! [rires] Ce n'est pas moi qui suis important. La force de Bordeaux cette année, c'est avant tout le collectif. Si nous en sommes là, c'est grâce à tous les joueurs.

Votre contrat arrive à échéance en juin. Avez-vous envie de rester aux Girondins ?

Oui, mais ça ne dépend pas seulement de moi. J'estime avoir réalisé une bonne saison, maintenant, il faut en parler avec le président. Pour l'instant, je n'en sais pas davantage. J'espère entamer les discussions cette semaine.

Seriez-vous prêt à rester même si on vous demande de revoir votre salaire à la baisse ?

Je n'aime pas trop parler d'argent...

Jouer la Ligue des champions la saison prochaine est un challenge que vous pourriez relever avec Bordeaux ?

Forcément. Participer à la Ligue des champions c'est une vitrine qui valorisera énormément le club. Et par conséquent, ça va me valoriser aussi.

Après avoir connu un gros échec au Betis Séville, pensiez-vous réussir une telle saison avec les Girondins ?

L'année dernière, les Girondins étaient en difficulté. Ils ont failli descendre en L2. Quand je suis arrivé, j'ai seulement cherché à donner le meilleur de moi-même. Aujourd'hui, l'équipe mérite cette deuxième place qu'on doit à Ricardo. Sans Ricardo, il n'y a pas de Bordeaux.

Irez-vous en Allemagne pour assister à des matchs de la Coupe du monde ?

Si j'y vais, c'est pour jouer ! [rires]

Le Brésil reste-t-il votre favori ?

Bien sûr, mais pas seulement en Allemagne. A chaque Coupe du monde, le Brésil est toujours favori.

Et la France ?

L'Espagne et la France – les deux pays que je connais – comptent de très bons joueurs. Je ne m'explique pas les résultats récents de ces deux pays dans les compétitions officielles. J'espère juste que la France ne reproduira pas en juin ce qu'elle a fait en 2002.

Recueilli par Stéphane Deschamps