Steve Mandanda: «A la mi-temps, on s'est dit qu'il n'y avait plus rien à perdre, qu'il fallait jouer le coup à fond»

FOOTBALL Les réactions des joueurs marseillais après leur victoire renversante face au Borussia Dortmund (2-3)...

A Dortmund, Pierre Koetschet

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Mathieu Valbuena célèbre le but de la qualification face à Dortmund, le 6 décembre 2011
Mathieu Valbuena célèbre le but de la qualification face à Dortmund, le 6 décembre 2011 — F.AUGSTEIN/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Dortmund,

Mis à part Matthieu Valbuena, passé sans un regard pour la meute de journalistes qui attendaient qu’il commente son coup d’éclat, les joueurs marseillais ne se sont pas fait prier pour raconter ce qu’ils qualifient eux-mêmes d’«exploit». Morceaux choisis.

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«On avait quelque chose à se faire pardonner après la défaite face à l’Olympiakos», explique Benoît Cheyrou. «Ce sont des moments forts parce qu’on était dos au mur, raconte Stéphane MBia, l’œil gauche complètement fermé par un énorme cocard, et l’arcade sourcilière recousue à la hâte.  Heureusement qu’on a marqué ce but qui nous a redonné l’espoir juste avant la mi-temps. On s’est rendu compte qu’on pouvait leur faire mal.»

Pourtant, la première période était bien mal embarquée. «On subissait, et en plus on voyait le score de l’Olympiakos (qui menait face à Arsenal) qui s’affichait sur l’écran géant. Là, je me suis dit que c’était bien mal embarqué», raconte Steve Mandanda. «A la mi-temps, on s’est dit qu’il n’y avait plus rien à perdre, qu’il fallait jouer le coup à fond, arrêter de balancer et poser le ballon.»

Pour expliquer le retournement de situation, l’expression qui revient le plus souvent dans la bouche des Olympiens, c’est «l’état d’esprit». «Il faut retenir l’esprit du groupe, notre mentalité», explique Stéphane Mbia.

«On dit souvent que c’est un groupe entier qui fait gagner des matchs et des titres, on en a eu la preuve ce soir», rajoute Steve Mandanda.

«Ce n’est pas non plus notre meilleur match de la saison, tempère Benoît Cheyrou. Nous devons continuer à avancer dans cette même dynamique.»