L'Asvel orpheline de Tony Parker et Ronny Turiaf, de retour en NBA

BASKET Les deux joueurs vont rentrer en NBA, et Villeurbanne se demande déjà comment faire sans eux...

A Lyon, Stéphane Marteau

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Tony Parker, le meneur de jeu de l'Asvel, lors de son dernier match en Pro A, à Strasbourg, le 26 novembre 2011.
Tony Parker, le meneur de jeu de l'Asvel, lors de son dernier match en Pro A, à Strasbourg, le 26 novembre 2011. — M-A. Baudoux/AFP

Il n’y aura pas de retour aux sources pour Tony Parker. Appelé avec Ronny Turiaf à regagner prochainement les Etats-Unis où la saison NBA devrait débuter le 25 décembre prochain, la star du basket français ne se rendra pas en Belgique, le pays dont il est originaire et où l’Asvel dispute demain à Ostende son troisième match d’Eurocoupe.

Pour leur dernier tour de piste en Pro A, samedi, à Strasbourg (74-80), Parker et Turiaf ont permis d’équilibrer le bilan de la «Green Team» (4 succès et 4 défaites). Mais leur départ risque de créer un vide abyssal qu’il sera bien difficile à combler. «Il y a une certaine appréhension car ils ont apporté un gros plus à l’équipe, reconnaît Laurent Foirest, le manager général du club. Sans eux, ce sera beaucoup plus difficile de gagner des matchs. Mais le groupe en est capable.» «J’ai confiance dans l’équipe», assure TP.  «L’Asvel existait avant que Tony n’arrive», renchérit le coach Pierre Vincent.

Laurent Foirest: «Ce n’est pas facile de voir des joueurs NBA débarquer pour prendre votre place» 

Toutefois, le club villeurbannais n’a remporté qu’un seul de ses trois matchs disputés sans l’un de ses pigistes de luxe. C’était face à Gravelines (80-72) lors du tour préliminaire de l’Euroligue. Mais Laurent Foirest veut croire que le groupe a progressé au contact des deux internationaux. «Ce n’est pas facile de voir des joueurs NBA débarquer pour prendre votre place. Certains ont moins joué, mais ils ont beaucoup appris à l’entraînement. A eux d’appliquer ce qu’ils ont retenu et de prendre leurs responsabilités.» 

En dépit des performances quelconques réalisées par le pivot américain Hilton Armstrong au relais de Turiaf et des difficultés d’adaptation au jeu européen de son compatriote Jamie Skeen, la direction de l’Asvel n’envisage pas dans l’immédiat d’effectuer des retouches dans son effectif. «Nous n’avons pas prévu de changer quoi que ce soit, confirme Laurent Foirest. On verra au fur et à mesure. Mais nous ne perdons pas de vue que l’un de nos objectifs est de former les jeunes.»