Rugby : l'Union, pas sacrée pour tout le monde

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Des fondations qui peinent à sortir de terre. Depuis le rapprochement signé début mars entre le Stade Bordelais (Pro D2) et Bordeaux-Bègles (Fédérale 1), des dissonances se font entendre dans le petit monde de l'ovalie. La rivalité historique entre les deux clubs n'y est sans doute pas étrangère. Ainsi, il y a deux semaines dans les colonnes de Midi Olympique, Noël Mamère y est allé de son pavé. « Fervent partisan de la fusion », le député-maire de Bègles a demandé à ce que le nom de sa ville figure dans la dénomination de la prochaine équipe. Ce à quoi, Jean-Pierre Lamarque, président du Stade Bordelais, a répondu : « Le nouveau nom doit être neutre. »

Sixièmes de Pro D2, les Lions, invaincus depuis cinq matchs, luttent pour obtenir une place en play-offs. Sur le terrain, les rugbymen ont toujours joué le jeu, malgré un avenir précaire pour certains. Une douzaine d'entre eux possède un contrat d'un an renouvelable. Ils sauront le 30 avril s'ils sont conservés ou non.

De son côté, la DNACG a demandé à ce que les finances soient saines au 15 mai. Mais pour sa deuxième année en Pro D2, le club a un déficit qui monte à plus de 250 000 euros . Sponsor principal du club, Eiffage va remettre les compteurs à zéro, par le biais de son directeur, Philippe Moulia, par ailleurs président du stade bordelais omnisports. Pour dissiper les rumeurs, une réunion d'information se tiendra en fin de semaine. On devrait y dévoiler le nom de la future équipe qui pourrait être Bordeaux Gironde Rugby. Les couleurs, elles, sont déjà arrêtées : le bordeaux et le blanc.

Stéphane Deschamps