Formule 1 : Alonso et Renault, nuages à l'horizon

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Renault veut bien sûr conserver sa double couronne mondiale pilotes-constructeurs en 2006, mais entre le départ certain de son champion Fernando Alonso et les incertitudes concernant l'avenir de l'écurie en Formule 1 dès 2007, le défi ressemble à une véritable gageure.
Renault veut bien sûr conserver sa double couronne mondiale pilotes-constructeurs en 2006, mais entre le départ certain de son champion Fernando Alonso et les incertitudes concernant l'avenir de l'écurie en Formule 1 dès 2007, le défi ressemble à une véritable gageure. — Valéry Hache AFP/Archives

Impeccable en piste, Fernando Alonso a peut-être commis une grosse faute en critiquant son écurie. Champion du monde avec Renault en 2005, le pilote espagnol se montre peu reconnaissant envers le constructeur français. Interviewé par le quotidien Marca, Fernando Alonso n'a pas mâché ses mots. « Depuis le début de saison, je ne peux en rien me plaindre de la façon dont Renault me traite. Mais en même temps, ils ne m'ont jamais particulièrement aidé durant les quatre ou cinq années que j'ai passées avec eux », estime le pilote.

Malgré un démenti gêné hier, ces propos ont fait bondir l'écurie française et notamment son patron, Flavio Briatore. « C'est moi qui l'ai fait venir en Formule 1 et, que je sache, il a remporté l'an dernier son titre et sept victoires avec nous », a rétorqué le manager italien. Une polémique qui intervient alors que le champion du monde a déjà annoncé son départ pour McLaren en 2007. Battu à la régulière par Michael Schumacher dimanche à Saint-Marin, sur le circuit d'Imola, Fernando Alonso semble également sous-estimer la menace que répresente la Scuderia Ferrari. « Selon moi, les pilotes McLaren et, je l'espère, mon équipier Fisichella devraient s'avérer plus dangereux sur l'ensemble de la saison », estime ainsi le pilote espagnol. En l'espace d'un week-end, Fernando Alonso s'est probablement créé quelques solides inimitiés qui pourraient rendre la saison 2006 particulièrement épicée.

Jérôme Capton

Selon le quotidien Bild, Ferrari a proposé deux années supplémentaires à Michael Schumacher pour 35 millions d'euros par saison. « Tout cela n'est que pure spéculation », a commenté Sabine Kehm, porte-parole de Schumi.