Ligue des champions: le LOSC en plein brouillard

FOOT Les Lillois ont longtemps été bloqués à l'aéroport à cause des conditions climatiques...

De notre envoyé spécial à Moscou, François Launay

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Les Lillois n'ont quitté la France que hier après-midi, car l'envol de leur avion a été repoussé à cause de la brûme.
Les Lillois n'ont quitté la France que hier après-midi, car l'envol de leur avion a été repoussé à cause de la brûme. — M.LIBERT/20 MINUTES

Mardi soir, il ne faudra pas arriver en retard. Comme il y a trois jours à son retour de Toulouse, le Losc a dû reporter hier son vol pour Moscou à cause du brouillard persistant sur Lesquin. Initialement prévu à 9h30, l'avion des Lillois n'a finalement décollé qu'en début d'après-midi. Un contretemps doublé d'une fausse alerte incendie qui a obligé les joueurs à sortir quelques minutes de l'aéroport.

Cocasse, insolite, mais pas vraiment idéal avant une rencontre décisive en Ligue des champions. «C'est toujours frustrant de s'adapter la veille d'un match important. Et c'est pénible le matin de devoir tout changer», reconnaît d'ailleurs Frédéric Paquet, le directeur général adjoint du Losc.

Restés à l'heure française

Du coup, plutôt que de découvrir le stade Loujniki la veille du match, comme d'habitude en Ligue des champions, le Losc ne foulera le synthétique russe qu'à quelques heures du coup d'envoi. «C'est un inconvénient, mais on s'est entraîné ce matin [hier] à Luchin dans de bonnes conditions» relativise Rudi Garcia, un coach lillois bien obligé de s'adapter. Et ce dans tous les domaines. Vu l'arrivée tardive dans leur hôtel moscovite (21 h 30) et le décalage de trois heures par rapport à la France, tout a dû être repensé.

«On a décidé de rester à l'heure française. Si on était passé à l'heure russe, il aurait fallu se coucher en arrivant. C'est plus simple, c'est comme si on jouait à 18 h [match à 21 h à Moscou]», a lâché Garcia lors d'une conférence de presse improvisée dans le cinq étoiles du Losc à deux pas de la place Rouge.


Reste à savoir si le club, non sanctionné par l'UEFA, n'aurait pas pu mieux s'organiser en partant un jour plus tôt. «On aurait pu aussi partir trois semaines à l'avance. On ne peut pas prévoir l'imprévisible», insiste Fred Paquet. Même si la leçon ne sera pas oubliée par un Losc qui rêve de remettre les pendules à l'heure dès ce soir.