Contre la Belgique, les Bleus joignent l'inutile au désagréable

Antoine Maes, au Stade de France

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Eric Abidal à la lutte avec le Belge Eden Hazard, le 15 novembre 2011 au Stade de France.
Eric Abidal à la lutte avec le Belge Eden Hazard, le 15 novembre 2011 au Stade de France. — C.PLATIAU/REUTERS

On pourra toujours s’accrocher aux chiffres. Se dire que ce match nul (0-0) contre la Belgique permet à Laurent Blanc de boucler 2011 sans aucune défaite, assis qu’il est maintenant sur une série de 17 matchs sans avoir perdu. Que cette tendance lourde prouve au moins que les Bleus sont difficiles à battre. Mais s’ils ont terminé leur année par une prestation un poil plus convaincante que contre les Etats-Unis la semaine passée (1-0), c’est surtout parce que celle était d’une tristesse infinie.

L’info de la soirée, pour l’équipe de France, est arrivée de Croatie. Les coéquipiers de Luka Modric ont passé les barrages en éliminant la Turquie. Un résultat qui repousse automatiquement les Français dans le 4e chapeau, avant le tirage au sort de la phase finale, le 2 décembre. Vu le niveau des Bleus lors des matchs amicaux de l’automne, tomber dans le 3e n’aurait de toute façon pas offert beaucoup plus de garanties.

Des joueurs peu concernés

Le match de mardi soir l’a confirmé, la France a de la marge à peu près partout. Le plus gros souci, c’est surtout de voir des joueurs aussi peu concernés par ces matchs de préparation. Le souhait de Laurent Blanc d’affronter des cadors – refusé par la FFF – allait aussi dans ce sens: on est toujours plus motivé quand on joue l’Espagne ou les Pays-Bas que quand on voit débouler les Etats-Unis et la Belgique au Stade de France.

Les enseignements que tirera «Le Président» de ces deux matchs sont donc une somme d’anecdotes individuelles. Ribéry, deux bonnes occasions contre les Belges, va mieux mais n’est pas encore au top. Marvin Martin est souvent moins bon quand il est titulaire que quand il est sur le banc. Et Hugo Lloris, auteur d’un double arrêt devant Mirallas, est un des rares indispensables. Mais tout ça est encore loin de faire des Bleus une équipe capable de lutter avec les meilleurs au mois de juin.