Jo-Wilfried Tsonga: «Je suis revenu à mon meilleur niveau»

TENNIS Le Français ne ressent pas le moindre regret après sa défaite en finale du Masters 1000 de Bercy contre Roger Federer...

Propos recueillis par Romain Scotto

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Le Français Jo-Wilfried Tsonga, lors de sa finale perdue à Bercy contre Roger Federer, le 13 novembre 2011.
Le Français Jo-Wilfried Tsonga, lors de sa finale perdue à Bercy contre Roger Federer, le 13 novembre 2011. — J.Naegelen/REUTERS

Mine de rien, Jo-Wilfried Tsonga occupera lundi le meilleur classement de sa carrière (6e) à l’ATP. Toujours sans coach fixe sur le circuit, le Français s’est hissé jusqu’en finale à Bercy, où seul un grand Roger Federer pouvait l’empêcher de glaner un deuxième Masters 1000, après sa victoire à Paris en 2008. A une semaine du Masters de Londres, cela lui donne forcément le sourire.

Que s’est-il passé dans le premier set où vous étiez en grande difficulté?

Oui, c'était dur, mais je pense que l'écart n'était pas si grand entre lui et moi. Si j’avais gagné ce premier jeu, le set aurait été totalement différent. Il a très bien démarré le match. Après cela, il a pu être plus détendu et ça a été plus facile pour lui.

Avez-vous ressenti les effets du match de samedi contre Isner qui a été difficile et long?

Non, je me sentais bien. Roger a tout simplement été meilleur que moi aujourd'hui. Honnêtement, j'étais bien. Après, j’avais aussi un autre joueur en face. Federer, c'est quand même autre chose. Je savais qu'aujourd'hui pour gagner, il fallait que je fasse un très grand match, je ne l'ai pas fait. Mais de toute façon, toute la semaine, je n'ai pas très bien joué, le jeu que j'ai produit n'était pas forcément mon meilleur tennis. Aujourd'hui, j'ai fait peut-être un tout petit peu mieux que ce que j'ai fait les autres jours mais contre un joueur comme Roger, ça ne passe pas.

Y a-t-il un petit goût d'inachevé ou êtes-vous rassuré d’atteindre la finale sans très bien jouer?

Non, je pense que j'ai joué à mon niveau. Il ne m’a rien manqué. Je n'ai pas fait d'énormes perfs, mais je n'ai pas non plus perdu contre des joueurs qui étaient supposés être moins bons que moi. J’ai fait un tournoi normal, ni plus ni moins.

Dans quel état de forme allez-vous vous présenter à Londres, pour le Masters?

Je vais avoir la chance de pouvoir récupérer quelques jours. Cela va passer tranquillement. Je vais arriver en bonne forme pour le Masters. Cette semaine, malgré le fait d’avoir joué des matchs, je me suis quand même entraîné physiquement. Je compte arriver aux Masters avec pas mal de fraîcheur et une bonne caisse physique. Le Masters, c’est un vrai objectif. L’occasion de marquer des points pour l’année prochaine, être tête de série. Ce sont des objectifs à court terme assez excitants.

Êtes-vous particulièrement content d’enchaîner les bons résultats sans coach?

Non. Moi je suis content d’être revenu au plus haut niveau, je prends beaucoup de plaisir. J’ai la chance de faire de mon métier ma passion. Je me fais plaisir. Ce que les uns et les autres peuvent penser, je m’en fiche. Je sais que si je m’arrêtais à ce que les gens pensent, ça fait longtemps que j’aurais arrêté le tennis.

Dans l’ensemble, vous restez sur une très grande fin de saison…

Je n’ai pas à me plaindre. Je vais avoir lundi mon meilleur classement, celui que j’avais déjà atteint en 2008 (6e). Cette année, je suis revenu à mon meilleur niveau. J’étais enterré en début d’année (22e en mai dernier). Je crois que mon niveau de jeu a toujours été là malgré tout. Les années précédentes, c’était plus difficile. Je finissais 10e mondial en jouant la moitié de la saison. Cette année, c’est la première fois que je suis épargné par les pépins. J’en suis content.