Ligue 1: Ca chauffe à Rennes entre Frédéric Antonetti et son président, Patrick le Lay

FOOT Après la défaite du SRFC à Glasgow jeudi...

B.V.

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Frédéric Antonetti peut être dubitatif :  Rennes est toujours un peu tendre.
Frédéric Antonetti peut être dubitatif : Rennes est toujours un peu tendre. — D. VINCENT / AP / SIPA

Après la défaite cinglante de Rennes à Glasgow jeudi (3-1), éliminant (quasiment) les Bretons de la Ligue Europa, le ton est monté dans les vestiaires. Frédéric Antonetti, l’entraîneur, a répondu de manière assez virulente à son président Patrick Le Lay, qui estimait que ses joueurs avaient pris «une leçon de football». «Cela a duré dix secondes, a expliqué Antonetti à l’Equipe. On n’est pas d’accord sur l’analyse du football et du match. Lui analyse un résultat, moi un match. La différence est là.»

«On fait comme si on était le PSG»

L’ancien coach de Nice poursuit, assez amère: «J’en ai gros sur la patate. Je ne supporte plus les critiques permanentes. J’ai l’impression que dans ce club, on veut toujours montrer ce qui n’est pas bon. On prend tellement de coups injustifiés que les conditions sont très compliquées. A Lyon, l’an dernier, on a «tué» Puel. Peut-être que c’est moi que l’on veut «tuer» cette année. Je ne sais pas mais en tout cas, cela m’interpelle car je ne vois jamais rien de positif à l’intérieur du club non plus.»

Et comme s’il n’avait pas assez tiré sur sa propre ambulance, le truculent Antonetti conclut sur une petite pique pour son président, ou en tout cas sur les moyens du club: «Arrêtez de nous mettre dans la catégorie des clubs riches. On fait comme si on était le PSG. Ca, je ne l’accepte plus. Tous ceux qui feront ça me trouveront sur leur chemin est très, très durement.» Dont acte.