Rugby : le rêve européen du Biarritz Olympique

©2006 20 minutes

— 

Les références à la Coupe d'Europe dominent samedi la 21e journée du Top 14 de rugby puisque, une semaine après son élimination, le Stade Toulousain affronte Biarritz, futur demi-finaliste, à Dax, alors que le duel à distance entre Agen et Castres est capital dans la course à la qualification pour l'édition 2006-2007.
Les références à la Coupe d'Europe dominent samedi la 21e journée du Top 14 de rugby puisque, une semaine après son élimination, le Stade Toulousain affronte Biarritz, futur demi-finaliste, à Dax, alors que le duel à distance entre Agen et Castres est capital dans la course à la qualification pour l'édition 2006-2007. — Daniel Velez AFP

Champion de France en titre, le Biarritz Olympique ne conteste pas encore la popularité des « Stades » Toulousain et Français au sein du rugby hexagonal. Dernier club français qualifié en Coupe d'Europe, le BO rêve d'un succès dans la Heineken Cup pour combler ce manque de notoriété. Samedi, face aux Anglais de Bath, les Basques tenteront d'accéder à la première finale européenne de leur histoire, après deux échecs contre... Toulouse en 2004 et le Stade Français en 2005. « C'est à nous de nous servir des erreurs que l'on a pu faire par le passé pour aller chercher ces victoires », assure Patrice Lagisquet.

Contrairement aux années précédentes, l'entraîneur biarrot pourra compter sur l'appui du public d'Anoeta (35 000 spectateurs). Les coéquipiers d'Imanol Harinordoquy s'appuieront également sur une défense impitoyable, qui a tenu héroïquement la qualification lors du quart de finale face à Sale (11-8). « Quand on voit que Sale n'a pas réussi à trouver la moindre ouverture, on se dit qu'ils n'ont pas la meilleure défense française pour rien. Etre obligé de battre Biarritz devant son public, il faut bien cela pour mériter une finale de Coupe d'Europe », analyse l'ancien montferrandais David Bory, qui fait désormais les beaux jours de Bath.

Malgré l'absence de Jimmy Marlu (fracture de la malléole) et celle probable de Thomas Lièvremont (adducteur), le club basque entend prouver qu'il possède les ressources des plus grands. « La force de Biarritz, c'est aussi la qualité de son banc », rappelle Imanol Harinordoquy.

Gaël Anger

Contrairement à Bath, le Biarritz Olympique a mis ses joueurs au repos le week-end dernier. Une tactique « payante pour les internationaux », selon Lagisquet, même si le club basque s'est incliné 36-22 à Bourgoin.