Tony Vairelles, de l'équipe de France à la prison

JUSTICE L'ancien joueur de Lens est accusé de tentative d'assassinat, en compagnie de ses trois frères...

A.M.

— 

Tony Vairelles, le 25 ocotbre 2011, au Palais de justice de Nancy.
Tony Vairelles, le 25 ocotbre 2011, au Palais de justice de Nancy. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Qui est Tony Vairelles? - Ancien joueur professionnel, Tony Vairelles a été champion de France avec Lens en 1998, mais également avec Lyon (2003). Huit fois international (un but), il reste une idole dans le Pas-de-Calais, où un chant en son honneur résonne encore parfois au Stade Bollaert. Réputé chaleureux et naturel, il est surnommé «Tonygol», «Tony le rocker» ou l’«Elvis du foot», à cause de sa nuque longue et de ses vestes en cuir. Ces dernières semaines, il tentait de trouver un dernier contrat pro après des expériences mitigées en Corse (SC Bastia et CA Bastia), en Belgique (Lierse), au Luxembourg (Dudelange) et à Gueugnon. En Bourgogne, il était même devenu propriétaire, avant que le club soit liquidé judiciairement en avril 2011 pour des problèmes financiers.

Que lui est-il reproché? - Dans la nuit de samedi à dimanche, les deux frères cadets de la famille Vairelles, Jimmy (30 ans) et Giovan (20 ans), sortent dans une boite de nuit d’Essey-les-Nancy, les 4 As. Eméchés, ils sont expulsés de l’établissement. Ils reviennent un peu plus tard, armés d’une batte de base-ball et d’une laisse pour chien en acier. Les vigiles leur confisquent, et s’emparent des clés de leur véhicule. Jimmy et Giovan décident d’appeler les aînés, Fabrice (40 ans) et Tony (38 ans). L’altercation dégénère, les vigiles lancent des gaz lacrymogènes, et accusent les Vairelles d’avoir tiré des coups de feu. L’un des vigiles est touché à la cuisse, l’autre à la main, et un troisième reçoit une balle dans le flanc, à côté de la colonne vertébrale.

Que risque-t-il? - Lundi soir, le parquet de Nancy a ouvert à l’encontre de la fratrie Vairelles une information judiciaire pour tentative d’assassinat. Un chef d’accusation passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Tous les quatre mis en examen, ils sont écroués depuis lundi soir. Pour le moment, s’ils expliquent avoir entendu des coups de feu, ils nient les avoir tirés. Sur place, la police a retrouvé une douille au sol, une balle perdue dans un mur, et une autre qui a été extraite d’une blessure. Mais aucune arme n’a pour le moment été retrouvée.