Ducrozet, neuf dans « la famille » strasbourgeoise

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Alexandre Ducrozet a quitté Bourg-en-Bresse et sa famille, cet été, pour en trouver une seconde au Rugby club de Strasbourg. « Après cinq années en équipe 1 à Bourg, j'avais besoin de changer de club, d'un autre discours. J'avais aussi envie de faire partie de " la famille " [surnom que les Strasbourgeois se sont donné l'an dernier] », explique le demi de mêlée de 23 ans, né dans l'Ain, formé à l'US Bressane dès son plus jeune âge et avec lequel il a débuté en Fédérale 1 à 18 ans. Un club où son père, Jean-Noël, a aussi été joueur puis dirigeant.

33 points en trois matchs
« L'excellente moralité » de Ducrozet a fini de convaincre Philippe Braem de le faire entrer dans « la famille ». Car l'entraîneur connaissait ses qualités rugbystiques : « Alexandre joue la tête haute, il prend les infos avant de mettre les mains sur la balle. Il alterne bien le jeu, a une bonne qualité de passe et un bon jeu au pied. C'est un buteur aussi. »
Cette responsabilité face aux perches, le demi la retrouve. « J'étais buteur quand Bourg est monté en Pro D2 en 2008. J'avais envie de l'être à nouveau », reconnaît Ducrozet, auteur de 33 points lors des trois premiers matchs. Il espère augmenter ce total face à Mâcon, dimanche, pour permettre au RCS de remporter un deuxième succès en Fédérale 1. Bien intégré dans « la famille » strasbourgeoise, Ducrozet a vu la sienne s'agrandir avec la naissance de son premier enfant. Un fils né en Bresse sur les terres de sa famille originelle.F. H.

L'Infirmerie ne s'est pas vidée

Malgré 15 jours sans compétition, Philippe Braem n'est pas sûr de pouvoir compter sur tous ses joueurs pour recevoir Mâcon, dimanche à 15 h. Les multiples blessures des Strasbourgeois depuis la reprise ont amené le club à « essayer de comprendre le pourquoi du comment », qui déplore : « Mais elles sont toutes différentes. On n'a pu arriver à une conclusion collective. »