Rugby: Graham Henry «Nous préparer comme si on affrontait la meilleure équipe du monde»

COUPE DU MONDE Le sélectionneur de la Nouvelle-Zélande se méfie d’une équipe de France revancharde...

Propos recueillis par Alexandre Pedro à Auckland

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Le sélectionneur de la Nouvelle-Zélande, Graham Henry, le 4 septembre 2011 à Auckland.
Le sélectionneur de la Nouvelle-Zélande, Graham Henry, le 4 septembre 2011 à Auckland. — N.Marple / REUTERS

De notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande,

Avec plus de 85 % de victoires (87 matchs sur 102), Graham Henry présente le meilleur bilan d’un entraîneur de l’histoire du rugby moderne. Amené à quitter ses fonctions, il espère terminer sur ce titre de champion du monde derrière lequel court la Nouvelle-Zélande depuis 1987.

Que pensez-vous de cette équipe de France très critiquée même dans son pays?
Avec eux on ne sait jamais à quoi s’attendre, très franchement. Il nous faut donc nous préparer comme si on affrontait  la meilleure équipe du monde. Ils ont sans conteste les individualités pour ça, reste à savoir s’ils vont être capables de les mettre en œuvre au niveau collectif. Ce que je sais c’est qu’ils vont bien se préparer, qu’ils seront très motivés et qu’ils se réjouiront de leur position d’outsider… Ils sentent que beaucoup de personnes estiment qu’ils ne méritent pas d’être en finale. Nous, on ne pense pas ça. On considère au contraire que c’est une excellente équipe de rugby.

Où situez-vous la France par rapport au rugby proposé par vos deux derniers adversaires, l’Argentine et l’Australie?
Je pense que la France est un peu la combinaison des deux. Leur paquet d’avant est probablement le meilleur que nous ayons affronté depuis le début de cette compétition. Leur mêlée est très bonne, ils ont une première ligne de classe internationale et leurs arrières peuvent vous transpercer.

Qu’est-ce que ça représenterait pour vous et votre équipe de remporter cette Coupe du Monde?
Nous avons été durant toutes ces années la meilleure équipe dans le monde et nous n’avons jamais été sacrés champions du monde. Ce serait tout simplement merveilleux de décrocher ce titre parce que de tous les titres, celui-ci est complètement à part. 

Quels seront vos derniers mots dans les vestiaires avant le début de la rencontre?
Je ne parlerai pas. Sérieusement. Dimanche soir, avant de rentrer sur la pelouse, ce sera leur moment. Ils doivent être concentrés sur ce qu’ils ont à faire et leur parler à ce moment là serait une perte de temps. C’est une déconcentration en fait. Les mots que j’ai à leur dire seront prononcés vendredi et samedi.