« les Marseillais sont piqués dans leur orgueil »

recueilli par ROMAIN CANUTI

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Alain Orsoni est président de l'AC Ajaccio depuis 2008.
Alain Orsoni est président de l'AC Ajaccio depuis 2008. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Malgré un imposant programme promotion pour son livre (Un destin corse : Tome 1), Alain Orsoni n'en reste pas moins pleinement préoccupé par son club, l'AC Ajaccio, qui se déplace chez l'OM, le grand frère, demain.

Quelle est la nature du partenariat entre l'OM et l'ACA ?
Disons que l'on a d'excellentes relations avec les dirigeants de l'OM. Il n'y a rien d'officiel, il nous prête juste des jeunes joueurs, qui ont besoin de s'aguerrir, ou certains qui ont besoin de temps de jeu, pour prendre de la valeur marchande. Pour nous, c'est une aubaine, parce qu'on n'a pas les moyens de s'acheter cinquante joueurs. On avait le même type de partenariat avec Monaco il y a dix ans.

Sauf que Monaco vous prêtait Squillaci et Prso, alors que Marseille vous prête M'Bow et D'Ulivo...
Oui, ceci dit, il y a deux ans, on a eu N'Diaye et Sabo, et ils ont fait une super saison. Là, on a repris Leyti, on en est très content. Quant à Jean-Philippe, il fait partie de ceux que l'on aurait aimé avoir avec nous dès le début. Mais le coach Deschamps nous a dit qu'il comptait sur lui.
C'est une piste pour le mercato ?
Notre priorité, c'est un attaquant de pointe. Je vous vois venir, Gignac, ce n'est pas une rumeur crédible pour nous. Par contre, si Paris veut nous prêter Luyindula, on est preneur.

Marseille qui perd contre Arsenal, c'est une mauvaise nouvelle ?
Il aurait mieux valu qu'ils fassent un [bon] résultat, on aurait peut-être pu miser sur une petite décompression alors que là, ils sont piqués dans leur orgueil.

Comment jugez-vous le début

de saison de votre équipe ?
J'ai été particulièrement satisfait contre Paris. Si Socrier convertit ses occasions, on peut créer la surprise. Après, on fait une saison difficile, mais il y a deux championnats de Ligue 1. On est six sept équipes qui jouent le maintien. Pour l'instant, on n'est pas décroché, c'est le principal. Maintenant, il faut que l'on arrive à avoir plus de constance dans nos résultats. A domicile surtout.