Fabien Barcella, le 15 octobre 2011 à Auckland.
Fabien Barcella, le 15 octobre 2011 à Auckland. — F.Fife / AFP

COUPE DU MONDE

Fabien Barcella: «C'est un gros coup de bol»

Le pilier revient à chaud sur la très courte victoire des Bleus face aux Gallois (9-8)...

De notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande,

Comme souvent, la bonne humeur est venue de Fabien Barcella. Alors que certains de ses coéquipiers se seraient presque excusés pour cette qualification en finale, le pilier préfère rire de cette victoire tirée par les cheveux.

Que ressent-on après une victoire aussi  laborieuse?
Je retiens qu’on a été au moins présent dans l’état d’esprit. Ce soir, on a été une bonne équipe de Fédérale (3e division) qui s’est jetée sur tous les ballons et n’a rien lâché. Sans fond de jeu, sans rien d’accord. La manière n’était pas là, mais au moins il y avait l’état d’esprit.

Vous êtes en finale, mais arrivez-vous à vous satisfaire de ce match?
On gagne mais c’est un gros coup de bol. On ne mérite sans doute pas de gagner.  Après, on s’en fiche un peu. Parfois, tu gagnes et tu ne sais pas trop pourquoi. On a été une pâle équipe de France, très moribonde mais on s’est tous battu. C’est peut-être cette solidarité qui n’était pas là au début qui nous fait gagner cette demi-finale.

Comment avez-vous vécu cette dernière action interminable?
Je me dis surtout de ne pas faire de faute. Ce n’était pas vraiment le moment. On plaque mais on est dans un état lamentable. On défend, on défend, ils perdent le ballon et c’est la libération.

Il y a six mois vous auriez cru pouvoir disputer une finale de Coupe du monde?
Il y a six mois je n’arrivais pas à marcher (NDLR : après une rupture d’un tendon d’Achille). On m’aurait dit ça, j’aurais bien rigolé. Dans le vestiaire, on était tous très heureux mais on devait se pincer les uns les autres pour y croire. On est la seule équipe dans l’histoire de la Coupe du monde à perdre deux matchs de poule et à se retrouver en finale.

Cette équipe de Fédérale préfère affronter l’Australie ou la Nouvelle-Zélande en finale?
Tant qu’à faire, elle préfère les All-Blacks pour prendre notre revanche de la finale perdue de 1987.

Et vous allez avoir un jour de récupération en plus. C’est quand-même un avantage…
Tout dépendra de notre nuit (sourire).