Marc Lièvremont: «Je me fous que le match n'ait pas été beau»... Maxime Médard: «Les dieux du rugby ont été avec nous»

COUPE DU MONDE Les premières réactions (agacées) du sélectionneur et de ses joueurs après la victoire de l’équipe de France en demi-finale face aux pays de Galles (9-8)...

Propos recueillis par Alexandre Pedro

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Marc Lièvremont, le 11 octobre 2011 à Auckland.
Marc Lièvremont, le 11 octobre 2011 à Auckland. — J.Naegelen / REUTERS

De notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande,

Marc Lièvremont (sélectionneur):

«Je me fous que le match n’ait pas été beau et que les Gallois ont été meilleurs que nous. On est en finale. Et si on peut gagner en finale de la même façon, on le fera. Cachez votre enthousiasme messieurs. On est parti il y a quatre mois avec une bande d’éclopés et on est en finale de la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande et je ne vais surtout pas bouder mon plaisir…  La moindre des choses est de rendre hommage à cette équipe galloise qui a fait preuve d’un courage extraordinaire. Il y avait une petite étoile au dessus de nous. On a assuré l’essentiel. On a effectivement joué un rugby très frileux mais on a gagné.»

Thierry Dusautoir (capitaine):

« Aujourd'hui, on a gagné grâce à notre défense. On n'a pas joué un beau rugby mais on a joué avec notre cœur. On a eu l’impression que c’est nous qui étions à 14 par moments. On est conscient de ce que l’on a produit. On n’a pas beaucoup de talent peut-être mais on a du cœur et ça suffit pour être en finale de la Coupe du monde.»

Maxime Médard (arrière)

«Je ne l’ai pas encore réalisé! Certainement que ça viendra dimanche. Les dieux du rugby ont été avec nous. Il faut croire que c’était notre destin de disputer cette finale.»

Pascal Papé (deuxième-ligne)

«Après les Tonga, si on nous avait dit que l'on serait en finale, on aurait signé de suite. On a battu les Anglais, on a battu les Gallois et ce sera un gros en finale, c'est sûr. J'ai l'impression que le destin nous fait une fleur.»

Dimitri Yachvili (demi de mêlée)

«Tout sera possible en finale. Si on est arrivés à ce stade de la compétition, c’est qu’on doit quand même avoir quelques qualités, non? On doit croire en nous.»

Lionel Nallet (deuxième-ligne)

«On ne fait pas un bon match parce qu’on n’a pas joué. On fait le match qu’il fallait pour gagner. La semaine prochaine, si la finale est aussi pourrie et qu’on gagne d’un point, je prends. Cela ne va pas me traumatiser.»