Yohan Cabaye: «Impossible de ne jouer que le nul contre la Bosnie»

FOOTBALL Le milieu de l'équipe de France n'envisage que la victoire, mardi soir, face à la Bosnie...

Propos recueillis par Romain Scotto

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Le milieu de l'équipe de France, Yohan Cabaye, lors d'un match au Stade de France contre l'Albanie, le 7 octobre 2012.
Le milieu de l'équipe de France, Yohan Cabaye, lors d'un match au Stade de France contre l'Albanie, le 7 octobre 2012. — REUTERS

Après leur victoire face à l’Albanie, 3-0 vendredi soir au Stade de France, un point suffit aux Bleus pour être du voyage en Pologne – Ukraine, l’été prochain. Mais jouer le nul face à la Bosnie, mardi peut être piégeux. Les Bleus joueront avant tout pour gagner, dans cette «finale» de leur groupe des éliminatoires de l’Euro…

Quels enseignements tirez-vous de ce match, dans un système avec quatre milieux de terrain?

J’ai mes repères parce que je joue comme ça en club. Après, il faut s’adapter aux joueurs qui sont autour de nous. Mais avec la qualité qu’il y a dans ce groupe, c’est facile. On a bien préparé le match de mardi. On a fait une bonne première mi-temps, en marquant d’entrée.

Le coup que vous avez reçu à la cheville est-il inquiétant?

Je n’en sais pas plus. J’ai préféré ne pas prendre de risques pour la deuxième période. J’espère que ça va se calmer. C’est la même douleur qu’une entorse. Les ligaments sont touchés, j’espère que ça ne va pas trop gonfler.

La pression va monter jusqu’à mardi…

On entend parler de finale contre la Bosnie. Il fallait déjà jouer et gagner celui de l’Albanie avant. On a toujours un point d’avance. Mardi, on va jouer pour gagner parce que c’est notre philosophie. On fera tout pour.

Avez-vous l’impression de prendre de plus en plus d’importance dans cette équipe?

Oui, je me sens de mieux en mieux. Mais je n’ai rien fait encore. Il faut continuer à bosser pour prouver à chaque rencontre. En tout cas, c’est vrai que ces matchs me donnent de la confiance. Depuis mon arrivée en Angleterre, j’ai progressé sur la répétition des efforts. Il faut être concentré du début à la fin. En Angleterre, le jeu va à 100 à l’heure, le ballon ne sort presque jamais, l’arbitre siffle rarement, il faut attaquer, défendre. On joue dans un 4-4-2 et je participe aux actions. Sur le volume de jeu, ça fait du bien.

Que vous a dit Laurent blanc après le match?

C’était général, que c’était très bien. On a fait de belles choses gagné le match pour jouer cette finale du groupe. Tout simplement. Je ne sais pas si c’est un soulagement. On a fait abstraction du match de mardi. C’était le meilleur moyen de ne pas passer à côté du match de l’Albanie. Une fois que le match de mardi sera gagné, on sera satisfaits.

Cette victoire vous enlève une pression avant la finale du groupe…

Non. En ayant un point d ‘avance et en jouant à domicile, le seul objectif, c’est de gagner. Il faut se préparer physiquement pour le gagner.

Jouer le nul est-il possible?

Non, c'est impossible de ne jouer que le nul, parce qu’on n’ pas la philosophie pour. Surtout à la maison. On a des joueurs de ballon, qui attaquent. Je pense qu’on ne jouera pas le nul, ça c’est sûr.