Boulette du « H » interdite du côté d'amsterdam

David Phelippeau

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L'ailier Frédéric Dole.
L'ailier Frédéric Dole. — L. Failler / 20minutes

L'histoire européenne débute aux Pays-Bas, ce week-end, pour le HBC Nantes. Bizuth sur cette scène, le club du président Pelletier n'en reste pas moins le grand favori de ce deuxième tour aller de l'EHF, face au champion de Hollande, Volendam (ville située dans la proche banlieue d'Amsterdam). « Le handball hollandais était au niveau du nôtre au début des années 90, estime l'ex sélectionneur de l'équipe de France Daniel Costantini. Depuis, il s'est délité. Il n'a jamais été capable d'entretenir des vrais clubs professionnels. » La formation et la progression des formations des Pays-Bas ont pâti depuis une quinzaine d'années de la fuite de leurs meilleurs éléments chez le voisin allemand. « Ce pays n'arrive plus à se qualifier pour les grandes compétitions internationales. C'est devenu une nation de 3e catégorie ! » Costantini se souvient : « Quand on tirait un club hollandais dans les années 70, on avait une petite chance de passer, là on se dit, qu'il n'y aura aucun problème ! »

Une méfiance pour être polie ?
Pourtant, l'ailier Frédéric Dole - plus pour être bien élevé que par conviction - se méfie « d'une équipe qui n'a rien à perdre, qui va avoir envie de taper un club français ». Costantini appelle aussi à la vigilance contre « des mecs qui vont jouer le match de leur vie contre une équipe à moindre réputation internationale ». En attendant, Frédéric Dole n'imagine pas une désillusion pour ce premier rendez-vous nantais avec l'Europe. « C'est un risque quand tu ne connais pas bien l'équipe en face mais en deux matchs tu as le temps de cibler les points forts et faibles de ton adversaire… » À moins qu'un seul suffise à plier l'affaire.