Ligue 1: Lille retrouve enfin la lumière

FOOT Après sa victoire face à Rennes (2-0)...

A Lille, François Launay

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Eden Hazard face à Rennes, le 2 octobre 2011
Eden Hazard face à Rennes, le 2 octobre 2011 — D.CHARLET/AFP

La roue a fini par tourner dans le bon sens. Après cinq matchs nuls d’affilée, le Losc avait le choix entre basculer du côté obscur ou retrouver la lumière. Hier face à Rennes, Lille , sans doute inspiré par le soleil éclatant du Stadium, a choisi la meileure option.

 

Vainqueurs 2 à 0, les Nordistes retrouvent enfin le chemin du succès trois semaines après leur dernière victoire à Saint-Etienne (3-1)

. De quoi faire le plein de confiance avant la trêve internationale. Même si ça ne se lit pas forcément sur le visage de Rudi Garcia. «Vous ne me voyez ni abattu quand on fait des résulats moyens, ni à sauter au plafond quand on gagne. Mais bien sûr qu’on est ravi. On voulait bien terminer cette série de matchs (sept en vingt-trois jours). Ca nous permet de rester au contact des meilleurs», lâche le coach nordiste. Et la lecture du classement le confirme. Cinquième de Ligue 1, à un petit point du podium, le champion de France en titre est à l’heure dans ses ambitions.

Lille enfin imperméable

Mieux, pour la première fois depuis le 18 mai dernier, le Losc a enfin su garder sa cage inviolée. Idéal pour faire taire ses détracteurs. «C’est important de ne pas prendre de buts. C’est un message vis à vis des adversaires. On commençait à voir des papiers du type «faire une Lilloise». Pour un peu plus de tranquilité, c’est bien d’avoir fini ce match comme ça», sourit Mickaël Landreau, le gardien du Losc. Imperméable derrière, Lille, sans être flamboyant, a aussi retrouvé son efficacité offensive. Un but de Sow (7e) en début de match, un autre de Balmont à la demi heure de jeu, et en une mi-temps le Losc avait plié la rencontre.

Bien aidé dans leur tâche par des Rennais sans doute encore un peu émoussés après leur match de Ligue Europa joué trois jours plus tôt. Reste que Frédéric Antonetti, le coach rennais, ne veut pas se caher derrière cette excuse «Moi je trouve qu’on était mieux physiquement que les Lillois. La différence elle est surtout au niveau de l’expérience. Avec un peu plus de vécu, on aurait mieux géré», estime le technicien breton. Mais hier les vieux briscards étaient lillois. Et leur boulot propre et efficace a suffi pour balayer les doutes des deux dernières semaines.