Rugby: Pascal Papé: «Aujourd'hui, on a touché le fond»

COUPE DU MONDE Les Bleus accusaient le coup après leur défaite face aux Tonga...

A.P. à Wellington

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Les joueurs de l'équipe de France après leur défaite face aux Tonga, le 1er octobre 2011 à Wellington.
Les joueurs de l'équipe de France après leur défaite face aux Tonga, le 1er octobre 2011 à Wellington. — J.Naegelen / REUTERS

De notre envoyé spécial à Wellington

Au moment d’expliquer l’inexplicable après leur défait face aux Tonga (19-14) samedi à Wellington, les joueurs de l’équipe de France hésitent entre l’auto-flagellation et l’espoir. L’espoir d’une équipe qualifiée malgré deux défaites et qui veut croire à la qualification samedi prochain face à l’Angleterre.

Marc Lièvremont (sélectionneur)

«C'est une qualification amère, mais il y a malgré tout une qualification…Depuis quatre ans, j'ai vécu des moments durs. Je vais me battre avec eux. J'assume mais cela ne suffit pas. N'en déplaise à certains, je pense que j'ai des qualités, comme entraîneur, je ne parle pas de qualité humaine. Je sais où je vais. J'assume mes convictions. J'ai le sentiment que le message est compris et partagé par mes joueurs.»

Fabien Barcella (pilier)

«On perd aujourd’hui contre les Tonga, on a encore de la chance qu’ils n’ont pas lu le règlement et prennent les pénalités plutôt que de chercher à marquer quatre essais. On est passé pas loin de la catastrophe. On a été tous nul du 1 au 22. C’est le match catastrophe. Il n’y aucune leçon positive. On peut toujours de dire qu’on peut être champion du Monde. Au foot, les Italiens gagnent la Coupe du monde après trois matchs nuls au premier tour. Pourquoi pas nous (sourire).»

Julien Bonnaire (troisième-ligne)

«On est tous conscient de notre match minable, on ne peut pas faire pire. Il faut qu’on se donne enfin les moyens de nos ambitions. Je suis persuadé qu’on n’a rien à envier aux autres équipes. On a une semaine pour régler tout ça.»

François Trinh-Duc (demi d’ouverture)

«Le sentiment qui domine après cette défaite, c’est la rage. Après un match pareil, on est tous énervé contre nous même. On est quand-même en quart de finale, c’est ce qu’il faut retenir.»

Pascal  Papé (deuxième-ligne)

«On n’est pas mort. On a une semaine pour préparer notre quart de finale. Les Anglais risquent de rigoler en regardant notre match. Aujourd’hui, on a touché le fond. Il faut qu’on se parle. On a déjà commencé dans le vestiaire autour de quelques bières.»

Imanol Harinordoquy (troisième-ligne)

«J’ai envie d’effacer tout ce qui est passé.  Il faut qu’on arrête de se dire qu’on a été nul même si on a été nul. Pour moi, la compétition débute samedi  prochain contre l’Angleterre.  J’ai envie de penser à ce quart de finale. Je sais que sur un match on est capable de tout. Personne ne nous attend.  Je ne sais pas si on ne fonctionne à l'orgueil mais on n’en a pas eu beaucoup aujourd’hui.»