Biarritz, dernier rescapé tricolore

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Les années se suivent et ne ressemblent pas en Coupe d’Europe.Contrairement à la saison passée, où trois de ses formations (Toulouse, Paris et Biarritz)
avaient intégré le dernier carré, la France ne comptera qu’un seul représentant le 22 avril prochain. Un coup
dur pour le rugby hexagonal et pour le patron de laLigue SergeBlanco, engagé dans un bras de fer avec l’ERC, l’instance qui gère la Heineken Cup. Dernier de cordée, le Biarritz Olympique a donc sauvé l’honneur tricolore en dominant Sale (11-6) hier. Dans un Stade Anoeta résonnant de chants basques, les hommes de Patrice Lagisquet sont sortis vainqueurs d’un âpre duel défensif (3 points inscrits en seconde période), grâce au seul essai du match inscrit par leur ailier fidjien Sereli Bobo (33e). « On s’attendait à un
gros combat face à Sale. Physiquement, c’était très, très dur. Heureusement qu’on menait au score », déclarait le troisième ligne international, Imaol Harinordoquy, désigné homme du match.
« Biarritz est une belle équipe, qui a l’habitude de ces rendez-vous. Nous, c’était notre premier quart. C’était en tout cas une belle fête du rugby, disputée dans une ambiance exceptionnelle », témoignait, beau joueur, le manager des Sharks, Philippe Saint-André. Pour Toulouse, tenant du trophée, la route s’est arrêtée samedi après-midi au Stadium face au Leinster. La redoutable province irlandaise, emmenée par BrianO’Driscoll, a fait parler la poudre (35-41), inscrivant notamment quatre essais. « Le Leinster a été très bon, et nous on a été trop mauvais. On a mis
en valeur leurs qualités », regrettait le manager des Rouge et Noir, Guy Novès.Opposé au Munster, Perpignan a également cédé (19-10) àDublin, offrant une belle revanche aux Irlandais, privés par la France d’un succès dans le dernier Tournoi des VI Nations.

Sébastien Bordas