Coupe du monde 2011: L'Anti-fiche de la France

RUGBY La présentation décalée des 20 équipes présentes en Nouvelle-Zélande...

B.V.

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François Trinh-Duc après son essai contre l'Irlande, le 20 août 2011 à Dublin.
François Trinh-Duc après son essai contre l'Irlande, le 20 août 2011 à Dublin. — C. McNaughton / REUTERS

LE CV EXPRESS

Cela a beau être la vérité la plus difficile à admettre du monde, elle n’en reste pas moins implacable: la France est la deuxième nation de l’hémisphère Nord. La faute à cette si perfide Albion, qui a réussi du premier coup en 2003 ce à quoi nous avons échoué par deux fois: gagner une finale de Coupe du monde. En 1987 puis en 1999, la France s’est en effet hissée tout près du Graal Webb-Ellis, mais à chaque fois, la marche était (beaucoup) trop haute. Plus reconnue pour ses exploits en quarts et en demi-finale, la France arrive en Nouvelle-Zélande sans aucune certitudes après un tournoi des Six Nations que l’on pourrait généreusement qualifier d’hésitant.

LEUR PROGRAMME

France – Japon, samedi 10 septembre, 8h, Auckland
France – Canada, dimanche 18 septembre, 10h30, Napier
France – Nouvelle-Zélande, samedi 24 septembre, 10h30, Auckland
France – Tonga, samedi 1 octobre, 8h, Wellington

TROIS RAISONS DE LES SUIVRE

Parce qu’on a beau dire, on a beau faire, on a beau se plaindre de Lièvremont et de Damien Traille, on les aime nos Bleus.

Parce qu’on veut revivre des émotions comme Twickenham 1999 ou Cardiff 2007 (les deux victoires face à la Nouvelle-Zélande).

Parce que ça nous donne une bonne raison de nous lever tôt le matin le week-end. Ou de se coucher très très tard.

LA SPECIALITE LOCALE

L’essai dit «du bout du monde». Une bonne dose de French-Flair, des joueurs qui puent le rugby, une situation mal embarquée: trois ingrédients qui font que la France sait marquer des essais magiques.



UN MEC QUI MERITE D’ETRE CONNU

Raphael Lakafia. Il y a un an, personne ne connaissait son nom. Et surtout pas Sébastien Chabal. Mais ce que le n°8 du Racing n’a pas vu venir, c’est la montée en puissance du solide troisième ligne biarrot, sorti du bois cette saison et désormais titulaire pour le premier match des Bleus dans cette Coupe du monde. Au grand dam du célèbre barbu, qui suivra la Coupe du monde depuis Paris.

L’ENNEMI JURÉ

Côté pile: l’Angleterre, notre bête noire en Coupe du monde (2003… 2007). Côté face: la Nouvelle-Zélande, notre proie favorite.

LE PRONO DE LA REDAC

Trop malins, les Bleus de Lièvremont vont cacher leur jeu contre la Nouvelle-Zélande en poule. Faciles vainqueurs du Japon, du Canada et des Tonga, les Bleus vont malheureusement perdre Thierry Dusautoir sur blessure avant d’affronter l’Angleterre. Le groupe en sort renforcé et explose les Anglais 12-11. En demi, les Bleus misent sur l’affrontement et la défense face à l’Australie, et obtiennent deux essais de pénalités grâce à un Fabien Barcella retrouvé, pour une victoire 25 à 12. Dominée copieusement en finale, l’équipe de France l’emporte à la dernière minute sur une pénalité en coin de Damien Traille du milieu de terrain, lui qui, tel Dugarry, s’était blessé dès le premier match face au Japon après être rentré à la 75e minute. Voyant sa pénalité prendre le chemin des poteaux et offrir la victoire aux Bleus, le Biarrot court vers le banc en tirant la langue et en agitant ses poings. Toute une histoire.