Equipe de France: Noël Le Graët défend Laurent Blanc

FOOTBALL Le président de la FFF balaye l'idée d'une perte d'autorité du sélectionneur et loue ses résultats...

R.S.

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Le nouveau président de la fédération française de football, Noël Le Graët, le 24 mai 2011 à Paris.
Le nouveau président de la fédération française de football, Noël Le Graët, le 24 mai 2011 à Paris. — A.Pierre/Sipa

Pour effrayer Noël Le Graët, il faut plus qu’une frayeur en Albanie (2-1) et un match sans saveur en Roumanie (0-0). Sur RTL, l’homme fort de la fédé a dressé un bilan du travail de Laurent Blanc, un peu plus d’un an après sa nomination à la tête de l’équipe de France. Il s’est aussi étonné des doutes nés ces dernières semaines sur la capacité de cette équipe à être compétitive en cas de qualification à l’Euro. Selon lui, les Bleus sont sur la bonne voie et entre de bonnes mains, indiquant notamment qu’ils ont applaudi le sélectionneur à la fin du match, dans le vestiaire de Bucarest, en signe de reconnaissance.

Malgré les revendications individuelles et l’absence de discours «entre quat’z’yeux», Noël Le Graët a balayé l’idée d’une perte d’autorité de Blanc sur son groupe. «J'ai entendu son discours d'après-match. Après un 0-0 pénalisant pour les joueurs, Laurent Blanc leur a donné un message de confiance et les joueurs l'ont applaudi. C'est très rare. J'en ai fait des vestiaires j'ai rarement vu ce que j'ai vu hier soir...»

«Les joueurs viendraient à pied en équipe de France»

Plutôt que le jeu ennuyeux des Bleus, la guerre naissante des égos ou les (non) choix de Blanc au moment de faire ses changements, le président de la fédé préfère mettre en avant la série de 12 matchs (13 en réalité) d’invincibilité de l’équipe de France. «On est invaincus depuis septembre de l'année dernière. Alors certes, on ne fait pas des matchs de super niveau, mais on fait de bons matchs de football.» La motivation des joueurs ne serait pas étrangère à cela. A entendre Le Graët, les joueurs viendraient à pied en équipe de France.

Enfin, l’ancien président de Guingamp s’est exprimé sur les liens qui unissent Blanc à certains joueurs chapeautés par Jean-Pierre Bernès, également agent du sélectionneur. Il a écarté l’idée d’un quelconque parti pris ou favoritisme de la part de Blanc, qui aurait un faible pour Nasri, Diarra ou Ribéry. «L'honnêteté intellectuelle de Laurent Blanc.... Il ne lui viendrait pas à l'idée de sélectionner un joueur parce qu'il est chez Jean-Pierre Bernès. Il a la volonté de qualifier l'équipe, la volonté de bien jouer. Il se trouve que, c'est un hasard, il y a deux ou trois agents importants en Europe, Bernès en fait partie.»