« Avant de poser le jeu, il faut aller au duel »

recueilli parRémi Bostsarron

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Arrivé de Sochaux cet été, comme Francis Gillot, le milieu évoque les clés du redressement des Girondins après le revers à Saint-Etienne (3-1).

Les duels sont désormais

au cœur des entraînements. Est-ce la solution ?
Le coach veut nous forcer à avoir un état d'esprit différent. On doit commencer à être très agressifs à l'entraînement pour ne pas avoir de problèmes le week-end. Samedi, contre Evian, il faudra montrer un autre visage que celui affiché contre Saint-Etienne.
Cette défaite, c'était un accident, selon vous ?
Je l'espère, puisqu'on n'a pas enchaîné de matchs comme ça. C'est la première fois qu'on était moins bons. Et c'est dommage, parce qu'on venait d'obtenir notre première victoire. On s'était dit qu'on allait faire une série, et on a tout gâché. On a à cœur de se rattraper.
Le manque d'agressivité

est-il la seule explication ?
On sait que l'agressivité est un point essentiel en Ligue 1. Avant de poser le jeu, il faut d'abord aller au duel. Si on est agressifs, on aura plus de chances de jouer au ballon.
Avez-vous été surpris

par les mots très

durs de Francis Gillot ?
Non, il n'a pas changé. Il dit les choses comme il les pense. A Sochaux, on a vécu deux saisons de galère avant de réussir. Il sait ce qu'il ne faut pas faire pour ne pas aller en bas, ça peut nous faire du bien.
Il dit qu'il s'attendait à

ces difficultés. Et vous ?
Je ne dirais pas que je m'y attendais, non, parce qu'il y a des joueurs de qualité, ici. Mais la Ligue 1 est un combat. Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Bordeaux qu'on va forcément finir dans les cinq premiers. Il faut être méfiants. Des clubs comme Monaco, Lens ou Nantes sont tombés.

Patienteriez-vous deux

ans comme à Sochaux

avant de relever la tête ?
Non, il faut le faire dès cette année. Bordeaux, ce n'est pas Sochaux. On ne se satisfait pas des mêmes choses.