PSG: La nouvelle vie de Nenê

FOOTBALL Alors qu'il fait désormais partie des cadres et que ses relations avec son coach s'apaisent, le Parisien se sent moins seul...

A.M.

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L'attaquant brésilien du PSG Nenê le 21 août 2011 lors d'un match contre Valenciennes.
L'attaquant brésilien du PSG Nenê le 21 août 2011 lors d'un match contre Valenciennes. — J.Muguet/REUTERS

S’il y a bien quelque chose qui ne change pas chez Nenê, c’est la tonne de gel qui lui tient les cheveux. Alors forcément, le temps d’appliquer tout ça, il est l’un des derniers à quitter le Camp des Loges. C’est encore le cas mercredi, où en attendant un Diego Lugano dont il est devenu le chaperon, il s’est posé quelques minutes devant les micros.

Moins seul en attaque – Leader unique de l’attaque parisienne la saison passée (35 matchs, 14 buts), le gaucher doit partager cette année. Pour le moment, il n’a marqué qu’une seule fois, et sur penalty, en trois titularisations. Sa susceptibilité aurait pu prendre ombrage des arrivées de Javier Pastore, Kevin Gameiro et Jérémy Ménez. Ce n’est pas (encore) le cas. «Ils m’aident beaucoup, parce qu’ils m’offrent des options. Ils sont comme moi, ils aiment avoir le ballon», sourit Nenê. En attendant, il sait ce qui lui manque pour retrouver le niveau qui était le sien en fin de saison. «Physiquement, on n’est pas encore au top, et on n’a pas encore tous les automatismes qu’il faut. Heureusement, on reste sur quatre victoires consécutives, c’est bon pour la confiance», note-t-il. Et la confiance, chez lui, est primordiale.

Un ancien du vestiaire – A Paris, «Nino», son surnom, est avant tout affectif. Mais il colle parfaitement au comportement d’un joueur qui est resté un grand enfant. Sauf qu’avec la vague de nouveaux qui a déferlé sur le vestiaire cet été, il est forcément monté en grade. «Grand-frère, c’est bizarre. Dans la tête, je me sens toujours jeune!» s’amuse l’ancien Monégasque. Il l’est, mais à le voir prendre sous son aile Diego Lugano, on se dit qu’il a peut-être changé. Et sur le terrain, on le verra peut-être moins râler, et davantage encourager. «Je peux parler pour donner des forces à des joueurs qui ne seraient pas trop à l’aise», confirme Nenê.

Avec Kombouaré, c’est plus calme – Entre un Kombouaré parfois volcanique et un Nenê volontiers boudeur, le fil est parfois tendu. Il a sauté une première fois, à Rennes, lors de la 2e journée, quand le Brésilien a affiché sa mauvaise humeur pour ne pas avoir été titularisé. L’embrouille s’était tassée après une visite de Leonardo au Camp des Loges. Et elle semble oubliée pour le joueur. «On a une relation magnifique, ose le Brésilien. On est une famille, et parfois dans les familles, on s’énerve. Tous les deux, on est comme ça, ça explose vite. Mais c’est parce qu’on a envie de gagner». Heureusement tout de même que tout le groupe ne fonctionne pas sur le même mode.