Coupe du monde 2011: L'Anti-fiche de la Nouvelle-Zélande

RUGBY La présentation décalée des 20 équipes présentes en Nouvelle-Zélande...

B.V.

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Les All-Blacks pendant le haka avant une rencontre face à l'Australie, le 27 août 2011
Les All-Blacks pendant le haka avant une rencontre face à l'Australie, le 27 août 2011 — R.GRIFFITH/AP/SIPA

LE CV EXPRESS

 

La Nouvelle-Zélande est le pays du rugby et son équipe est la meilleure du monde. C’est un fait. Sauf que depuis la première Coupe du monde en 1987, que les All-Blacks ont remporté face à la France (29-9), le pays du long nuage blanc n’a plus réussi à le démontrer lors de l’événement planétaire. Toujours favoris, les Blacks ont souvent buté sur une équipe en état de grâce, comme les Sud-Africains portés par leur public en 1995 ou les Français en 1999 et 2007. Cette année, sur leurs terres, les joueurs de Graham Henry n’ont d’autre choix que de s’imposer.


LEUR PROGRAMME

Nouvelle-Zélande – Tonga, vendredi 9 septembre, 10h30, Auckland

Nouvelle-Zélande – Japon, vendredi 16 septembre, 10h, Hamilton

Nouvelle-Zélande – France, vendredi samedi 24 septembre, 10h30, Auckland

Nouvelle-Zélande – Canada, dimanche 2 octobre, 5h30, Wellington

TROIS RAISONS DE LES SUIVRE

Pour voir le meilleur rugby du monde. Un savant mélange entre jeu de mouvement, alternance et occupation. La Nouvelle-Zélande, c’est le rugby le plus complet de la planète et souvent aussi le plus beau à voir.

 

Pour l’ambiance. La Nouvelle-Zélande est un pays de rugby et c’est sa Coupe du monde.

Parce que les Blacks.  Parce que le Haka. Parce que Dan Carter. Parce qu’on adore les battre. Parce que…

LA SPECIALITE LOCALE

Le craquage. Souvent ultra-favoris, les Néo-Zélandais ont cette incroyable faculté à se planter complètement lorsqu’ils sont pression. En 1999 comme en 2007, les Blacks se laissent remonter par la France sans aucune logique. En 2003, ils se font marcher dessus par l’Australie lors d’une finale avant l’heure.


LE MEC QUI GAGNE A ETRE CONNU

Israel Dagg. On aurait pu choisir Dan Carter, Richie McCaw, Cory Jane ou Sonny Bill Williams. Mais tout le monde les connait. Israël Dagg, moins. Avec ses sept petites sélections, l’ailier (ou arrière) des Crusaders, d’origine Maori, a crée la surprise en poussant Mils Muliaina, la légende, en tribunes pour le premier match face au Tonga. Rapide, incroyablement technique, Dagg pourrait bien être la révélation de ce Mondial, et pourquoi pas son meilleur marqueur…

L’ENNEMI JURÉ

Au choix: l’Australie ou la France. L’Australie d’abord, parce que le voisin Wallaby est le seul à sembler en mesure de rivaliser dans le jeu avec les Neo-Zaide, comme le prouve le dernier Tri-Nations. La France, parce que Twickenham en 1999 et Cardiff en 2007.

LE PRONO DE LA REDAC

Sans surprise, les Blacks roulent sur tout le monde jusqu’à la finale. La France en poule? Une équipe de benjamins terrassée 40 à 16. Sauf que les benjamins se sont rebellés, et après avoir sorti l’Angleterre et l’Australie en quart puis demi, ils réalisent l’exploit de priver la bande à McCaw de son graal, avec une victoire 16-15 sur une pénalité de 55 mètres en coin de Damien Traille à la 80e.