Euro 2012: Les leçons de la semaine des Bleus

FOOTBALL Après leurs matchs contre l'Albanie (2-1) et la Roumanie (0-0)...

Romain Scotto

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Le milieu de terrain de l'équipe de France, Samir Nasri, lors de la victoire des Bleus en Albanie le 2 septembre 2011 à Tirana.
Le milieu de terrain de l'équipe de France, Samir Nasri, lors de la victoire des Bleus en Albanie le 2 septembre 2011 à Tirana. — V.Ghirda/Sipa

Une victoire poussive en Albanie, un nul insipide en Roumanie et les joueurs de l’équipe de France concluent leur semaine internationale sans trop de certitudes. L’Euro se rapproche, certes, mais il en faut un peu plus pour se rassurer avant l’été prochain. Voici les enseignements à tirer de cette trêve internationale.

Blanc ne fait plus de cadeaux. Jusque-là, le sélectionneur n’était pas un adepte du grand coup de chiffon. Les joueurs savent désormais qu’il peut bouleverser son équipe en profondeur entre deux rencontres. Avec cinq changements dans le onze de départ face à la Roumanie, Blanc a montré qu’il n’y avait pas de passe-droit en équipe de France. «Quand je fais des changements, c'est pour amener de l'émulation, faire jouer la concurrence dans le groupe.» Nasri, Malouda ou Diarra, ont payé cher leur prestation face à l’Albanie en s’asseyant sur le banc mardi soir. Pour Kaboul et Réveillère, la donne est différente. Les deux joueurs palliaient les suspension et blessure de Rami et Sagna, réintégrés lors du deuxième match. Martin, Cabaye et Valbuena ont quant à eux prouvé qu’ils n’étaient pas de simples remplaçants. Puisque chez les Bleus, personne n’est protégé, et tout le monde est amené à saisir sa chance.

Une mi-temps positive sur quatre. Tout avait bien commencé à Tirana. Pendant quarante-cinq minutes, les Bleus ont proposé du jeu, des enchaînements, et même inscrit deux buts avant la pause, ce qui ne leur était plus arrivé depuis deux ans. Puis plus rien. L’anémie. La deuxième période face à l’Albanie trahit le caractère bipolaire de cette équipe, le match contre la Roumanie était quant à lui faussé par une pelouse quasiment impraticable. «J'ai vu une équipe de France dominer les Roumains mais malheureusement le terrain ne nous a pas favorisés. Je ne dis pas que la pelouse est la faute de tout mais sur certaines actions, elle nous a plus gêné que l'équipe de Roumanie», regrette Blanc, qui attendra au moins un mois pour juger le niveau de son équipe. Sur un terrain de foot plutôt que sur un champ de mines.

Un pas supplémentaire vers la qualif. Avec quatre points en deux matchs, le bilan n’est pourtant pas si mauvais sur le plan comptable. Le problème vient juste de la Bosnie qui, dans le même temps, a fait le plein de points (6) contre la Biélorussie. A deux matchs de la fin, les Bleus comptent un point d’avance sur l’équipe de Safet Susic qui recevra le Luxembourg, avant de se rendre au Stade de France le 11 octobre, pour la «finale» de ce groupe. Pour faire simple, l’équipe de France est assurée d’aller à l’Euro si elle prend au moins quatre points sur six lors de ses deux dernières sorties, face à l’Albanie et la Bosnie. Un seul point lui suffit pour être barragiste. Un zéro pointé, en revanche, condamnerait les Bleus. Souvenez-vous, novembre 1993, France - Bulgarie…

>> Qu’en pensez-vous? Que retenez-vous de ces deux matchs? Êtes-vous rassurés par les Bleus en vue de l’Euro? Dites le nous dans les commentaires…