Rugby: Heymans, Clerc et Médard, un triangle toulousain qui tourne rond

COUPE DU MONDE DE RUGBY Contre le Japon, Marc Lièvremont a décider d'aligner un trident qui a fait le bonheur du Stade Toulousain ces dernières saisons...

Alexandre Pedro à Auckland

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Cédric Heymans part à l'essai contre l'Irlande encouragé par Maxime Médard, le 20 août 2011 à Dublin.
Cédric Heymans part à l'essai contre l'Irlande encouragé par Maxime Médard, le 20 août 2011 à Dublin. — F.Fife / AFP

De notre envoyé spécial à Auckland

Avec Alexis Palisson blessé et Damien Traille tout juste sorti de l’infirmerie, les options du sélectionneur Marc Lièvremont étaient forcément limitées pour composer son trio 11-14-15 face au Japon en ouverture de la Coupe du monde samedi. Association un peu par défaut, le triangle composé de Cédric Heymans à l’arrière et de Vincent Clerc et Maxime Médard aux ailes a aussi quelques qualités. A commencer par une complémentarité éprouvée depuis quatre ans au Stade Toulousain et l’explosion de Médard, sans oublier Clément Poitrenaud dans le rôle du quatrième mousquetaire.

Même s’il a pris depuis cet été l’A64 en direction de Bayonne, Cédric Heymans n’a pas encore coupé le cordon rouge et noir. «Il faut que je fasse attention au niveau du langage, j’ai encore des réflexes toulousains», observe l’aîné de la bande (33 ans). Sur la pelouse aussi, Heymans garde aussi ses réflexes. «Ce n’est pas un détail de jouer avec eux, souligne-t-il. Quand l’un de nous va faire une course de travers, on sait quand il va donner ou pas le ballon.» Vincent Clerc relaye son partenaire. «L’avantage de se connaître, c’est qu’on a moins besoin de communiqué. On arrive à anticiper plus facilement les prises de décisions de l’autre. On a presque plus besoin de se parler», note l’ailier aux 25 essais en sélection.

«Pas vouloir trop en faire»

Si le jeu «made in Toulouse» évoque moins le parfum romantique des années Skrela-Villepreux, il reste synonyme dans l’imaginaire du rugby de relances folles depuis ses 22 mètres. Les journaux néo-zélandais évoquent même le fantasmagorique flair français pour parler du trio. Pas le dernier pour l’attaque, Cédric Heymans préfère mettre en garde: «Notre danger va être de vouloir trop en faire parce qu’on se connaît bien.»

D’ailleurs, quand on lui demande si ses copains et lui disposent de la bénédiction de Marc Lièvremont pour mettre le feu sur tous les ballons, Heymans a la réponse qui gicle: «Tous les entraîneurs te donnent le feu vert pour relancer du moment que tu ne te trompes pas». S’ils ne se trompent pas trop contre les Japonais, les trois compères seront peut-être amenés à passer beaucoup de temps ensemble sur les pelouses néo-zélandaises.

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